IV. — l,\ I.Jm.HTI. (I.A SSMIlKSi
inliiiimonl ])olilo on coinpnraison do la forno (l('îj)l()y('îc dnnH lo mouvc iiHMil. Ainsi ravalMncdic ((iii l'cnvci'sc um^ fon''! jxîiil Mrri drl(;rniin<';ft j)ar le vol (rinui cornriihv I,a propoi'lion des deux forccîK no saurait (-Avt^ (Svaliu'îo (Ml cliillVcs ; mais, pris m lui nirinc, cr lialUîinont d'ailos (l(''p(Mis(> une (|iianlilt'' posilivc de lorcrc ('«^'alc- à cclhr qui «Mcvorail. ini ])()ids doinic à inic iiaiilcur doniKM». Il es!, rss(Mili(d au dncroclM'nKMil. (pi(> la lorcc (pii (h'-d'oclic cl la loi'cc (N'htocIkîo soient indi'îpondanles l'unt^ do l'aulrc. Il est donc inexact i\i' dire d'une nianièiv^ absoliuî que leur rapport tend à la limite 0. Loin de pouvoir descendrcî à M, la iorcf; ({(W'rochanto no peut pas descendre au-dessous d'un ([uantum déteruiiné. l'ne impulsion délerminanle é^ah^ à 0 expliquerai! du coup l'origine du mouvement dans la malière innnohile unilonnément répartie, car une impulsion égale à o n'a Jamais man(|ué...
Jicriic /)hifos()phi(fU(' (Janvier-juin 188:2), p. 183. Duuoi?^- Reymoni). Ij's scjtf Enigmea du monde.
lùiuations diiréreiitielles de mouvements indéterminés.
Supposons un corps pesant, mobile lo long d'une route, infiniment polie, tracée sur un sol dont les ondulations seraient telles que le corps parti sans vitesse d'un sommet arrivât également sans vitesse au sommet suivant. Il est clair qu'un principe directeur animant ce corps n'aurait besoin d'aucune force finie pour prolonger à son gré Varrêt^ à chaque sommet et pour déterminer ensuite le départ, arbitrairement, dans un sens ou dans le sens opposé.
Après un arrêt, le mouvement peut, tout au moins, recommencer symétriquement, en sens inverse, par la rétrogadation du mobile, sans que l'équation du mouvement cesse d'être satisfaite. Il faut alors, de toute nécessité, autre chose que la loi physique du mouvement exprimée par l'équation différentielle pour décider quelle voie suivra le phénomène. J'ai donné à cette chose le nom &q principe directeur T^d^rce qu'il m'a semblé impossible de rester ici géomètre pur, de négliger le fait d'expérience indéniable qui nous montre précisément dans le moi une cause libre, la seule cause même qui nous soit directement connue (1). Je ne prétends pas que le principe directeur doive présenter partout le degré de conscience, de liberté qu'il a chez l'homme, et je me garderai de décider chez quels êtres plus ou moins inférieurs il apparaît d'abord. Les questions de frontières sont les plus difficiles à résoudre, surtout dans la science. Il ne serait pas impossible que le principe directeur se réduisit, dans certains cas où toute conscience cesserait, à une simple loi supérieure, comprenant peut-être et justifiant l'hypothèse (2) de la préférence du repos au mouvement, ou une hypothèse
(1) Il est intéressant de trouver une pareille déclaration sous la plume d'un mathématicien. Tout ce fragment est une réponse selon nous topique au fragment précédent
(2) l)u mathématicien Poisson.
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contraire. Mais une conclusion certaine, c'est que les lois physiques au sens précis d'équalions difTérentielles du mouvement des systèmes naturels ne sont nullement synonymes d'un déterminisme absolu où sombrerait la liberté.
On peut étendre le mécanisme à toute matière, jusqu'aux molécules du cerveau; il suffit de la considérer comme en équilibre mobile, permettant au principe directeur du système de choisir entre divers mouvements possibles ; à peu près comme un ingénieur, chargé de construire un canal le long d'une ligne de faîte du sol, et qui, dominant constamment deux vallées, distribuerait à volonté l'eau du canal dans l'une ou l'autre.
BoussiNESQ. Hevue scientifique^ 4 4 avril 1877.
CIIAIMTHK V LA RESPONSABILITÉ