‹ Principes de philosophie morale suivis d'éclaircissements et d'extraits de lectures conformes aux programmes de l'enseignement moderne (première, sciences et lettres), de l'enseignement secondaire des jeunes filles et des écoles normales primairesChapitre 44 sur 162 · V. — i,A m;s['()NSAnn,iTi': k.-i · texte numérisé non relu

V. — i,A m;s['()NSAnn,iTi': k.-i

voulenl (oui ou rien : il s'nf!:il Ih'(mi moins pour eux de nionlirr Ioh cauHCK (|iii liinilciil l.i lilMMl('' (\\\(* {\'r\;\\)\\v ^\\^'\\ n'y ''» 1»''^ *''' liltcrlr. I.oh \)Sirlis.ins (iii lihic .irliilrc sont niucls, j).irce (pic, aj)n*s tout, co n'i'sl p.is leur alT.iirc de (l(''ini>nliri' los lliôscs do leurs ndvorsairos et qu'ils ont nnc I.'icIk» i)Ius ni'.^cnlc. Quand on csl rctranclir dans un coin d(; l(;rro (pi il l'aul (Irl'cndrc contn» les incursions d'adversaires toujours près sants, on n'a ^Mu'^ro lo loisir di^ so promener en pays ennemi et de décrire ce (pii s'y trouve». Aussi, les partisans du lihi'c; arbitre se conlentent-ils d'ordinaiiM» dt» dire en ^^ros (jue le lemi)érament, l'éducation, les habitudes ont une inlhuMiccî sur les actions humaines, mais sans détruire la lihei'lé. Savoir (luelles sont ces influences, les étudier de prés, c'est un travail (pi 'ils laissent à d'auli'es.

liHOCllAHI). /icrur phi/()Si)})/tif/i(c. julWvi 1880, ]). 81.

Responsabilité et obéissance passive.

Même dans la discipline militaire, l'obéissance passive a des bornes que la nature des choses lui trace en dépit de tous les sophismes. On a beau dire que les armées doivent être des machines, et que l'intellii^ence du sohlal est dans l'ordre de son caporal. Un soldat devrait-il, sur l'ordre de son caporal ivre, tirer un coup de fusil à son capitaine ? Il doit donc distinguer si son caporal est ivre ou non; il doit réfléchir que le capitaine est une autorité supérieure au caporal. Voilà de l'intelligence et de l'examen requis dans le soldat. Un capitaine devrait-il, sur l'cM'dre de son colonel, aller avec sa compagnie, aussi obéissante que lui, arrêter le ministre de la guerre? Voilà donc de l'intelligence et de l'examen requis dans le capitaine. Un colonel devrait-il sur Tordre du ministre de la guerre porter une main attentatoire sur la personne du chef de l'Etat? Voilà donc de l'intelligence et de l'examen requis dans le colonel. On ne réfléchit pas, en exaltant l'obéissance passive, que les instruments trop dociles peuvent être saisis par toutes les mains, et retournés contre leurs premiers maîtres, et que l'intelligence qui porte l'homme à l'examen, lui sert aussi à distinguer le droit d'avec la force, et celui à qui appartient le commandement de celui qui l'usurpe.

Benjamin Constant, cité, Crit. phiL, t. I, p. 307.

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