‹ Principes de philosophie morale suivis d'éclaircissements et d'extraits de lectures conformes aux programmes de l'enseignement moderne (première, sciences et lettres), de l'enseignement secondaire des jeunes filles et des écoles normales primairesChapitre 46 sur 162 · Distinction de la chose, de l'individu, de la personne · texte numérisé non relu

Distinction de la chose, de l'individu, de la personne

La moralité, d'après tout ce que nous avons dit jusqu'ici, ne peut se trouver qu'en une personne, et l'homme seul, encore envisagé sous certaines conditions d'âge, de santé physique et morale, peut être considéré comme une personne. Il s'agit de déterminer ces conditions. On oppose d'ordinaire les termes suivants comme propres à se faire comprendre réciproquement par une espèce de hiérarchie qu'on établit entre eux : l'être, la chose, Vindimdu, la. personne, la. personne morale. Nous allons essayer de préciser le sens de ces diverses oppositions.

L'être ne se définit, ni ne s'explique : il est, en tant que donné à la pensée; en ce sens, c'est un synonyme de tout ce qui peut être représenté; car ce dont il n'existerait aucune sorte de représentation ne doit pas, ne peut pas m'occuper, ne m'occupe pas en efïet, et n'occupe personne (i); et j'entends par représentation le moyen par lequel je considère l'être. Je me rends bien compte de la tautologie impliquée dans ces deux essais de définition;

\l) Renouvier. Logique, J, p. 8.

Page 1