‹ Principes de philosophie morale suivis d'éclaircissements et d'extraits de lectures conformes aux programmes de l'enseignement moderne (première, sciences et lettres), de l'enseignement secondaire des jeunes filles et des écoles normales primairesChapitre 98 sur 162 · XV. -- r,ii;i;irri'; m; consciknci-: 2i · texte numérisé non relu

XV. -- r,ii;i;irri'; m; consciknci-: 2i

iiMlioii rlrvc son iiivciui iiilclli'rhicl. L;i jiiiix (Iîiiis l;i spriMilnlioii («si, IcsoimiH'il (le r('s[n'il ; cl, «nie iiiilioii (h)iil l'cspril \)v.\'{\ l'Iialji lii(l(^ (le l:i iiK'dil.ilioii jiclivn csl. iiiK^ ii.'ilioii (|iii se drprJivr. Il rsl 1)1)11 (jn'il y ;iil des liriTsics cl. des coiilrovorscs cl, il l;iiil f|ii<' les docliiiics les plus ()|)p()sccs coiiiiiic iii;dcri;ilism(^ cl spiiilii.iiisiiK^ cvolulioiiiiisiiic, piinlhcismc piiissi;iil s'exposer :iii finaud jour. Les opinions solides ii'onl rien à eraiiidn^ (U; la discussion ; cl, les autres, expt)sccs lihrcnienl. (!l, développées dans lonles leurs consé(|ucnees s(^ scu'vciil (|iicl(|ucfois à elles-uiéuies (h; réfulaliou. L'inlolérance oïdinaiic {\rs docliMiics cuire ell(!S cl d(i ceux (jui les prol"css(Mil, csl un lail lies icci lîl, 1res re^reltahh;, trop i;énéi'al nu^ini* |)our u'cti'c pas fondé sur une disposition (I(î la nalure humaine, mais dont les mauvais elïelsdiniinuentà mesure (jue la cullui'c intclleclucilc aide au (lé^a;;emeut des lumières nu)rales.

8. Mais la prétention de posséder l'absolu du vrai, dubeau, du bien, est la source naturelle de 1 intolérance. — (belles (le nos inclinations ([u'on peut appeler supérieures, parce qu'elles sont propres à l'homme (I), ont en elïet pour caraetôrc de nous faire sortir de nous-mêmes et de développer en iu)us le besoin défaire partager leurs objets et les biens qu'ils comportent au i)lus grand nombre possible de nos semblabl^îs. C'est là le prosélytisme (^). Il ne suffit pas à l'homme de poursuivre, d'obtenir dans sa sphère individuelle la vérité; dès qu'il la possède, il veut la faire approuver, partager. L'admiration pour le beau peut se complaire parfois dans la solitude, mais finit toujours par rechercher des symj)athies et surtout supporte malaisément l'opposition des goûts difTérents; elle veut enfin s'étaler au grand jour et se faire connaître. Enfin le sentiment religieux peut difficilement se priver de cette association des àines qui forme les Eglises (3); et comme l'idéal proposé semble être la perfection pour ceux qui l'invoquent, toute opposition d'autel à autel semble un retour à des états de croyance inférieurs ou hostiles et la passion qui institue le culte finit par y joindre un droit de réclamer l'assentiment universel. Chacun se croit alors possesseur non pas seulement d'une vérité, mais de

(1) V. ch. VI, la Leçon sur la personnalité; comparaison de riionime et de ranimai, et Cours dé Morale pratique. Premières données de la Conscience,

(2) Du grec /?ro5, en avant, et zelaô, je rechcrclic, j'ambitionne.

(3) Du i^rocccclesia, choix et réunion.

*2io riii.Ncii'Ks nr imoir

la vrrih' aljsoluc, et il i'sL iiiitiircl ([uv la vriilc soil intolcTanto à l'i'f^^anl (lo rerrciir (1). JJo là l(;s dispositions polciiiiques et les prétcutious au j3^ouveniom(3nl des àiiies.

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