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La méthode d'analyse fondée sur le théorème de Fourier a trouvé un adversaire dans la personne de M. Hermann. Frappé de la forme générale de ses courbes et du caractère hypothétique de l'analyse pratiquée avant lui, ce
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savant* chercha dans une autre voie la solution du problème. Les courbes fournies par son appareil (p. 125) représentent presque constamment une petite période qui oscille en intensité pendant la durée d'une plus grande. Or, il lui a été facile de constater que la grande période correspond au son fondamental ; par là, il fut induit à penser que la petite pourrait bien répondre de même au son caractéristique de la voyelle. La durée de la petite période comparée à la grande donnerait donc la note cherchée, et cela par un procédé extrêmement simple. Si Ton avait, par exemple, une petite période qui serait contenue 5,34 fois dans la grande, et que celle-ci fût de 146,8 v. d. à la seconde, le ton caractéristique de la voyelle serait 146,8X5,34=783, c'est-à-dire sol^. C'est à l'analyse même de Fourier que M. Hermann demanda la confirmation de son hypothèse, mais au moyen d'un petit artifice. A supposer que sa théorie soit juste et que la voyelle soit caractérisée par un son, qui n'est pas nécessairement un harmonique du son fondamental, l'analyse ne pourra pas donner celui-ci directement, mais elle en trahira la présence par les intensités qu'elle attribuera aux harmoniques voisins. Le moyen de dégager le rang véritable du son caractéristique consisterait donc à chercher le rang moyen correspondant à toutes les intensités qui ressortent le plus. Pour cela, M. Hermann multiplie chacune des amplitudes par son rang , fait la somme des produits obtenus et la divise par la somme des amplitudes : le
I. Pflûgers ArchiVy t. XLV (année 1889), p. 582-592 ; XLVII (année 1890), p. 42-44, 44-53, 347-391; XLVIII (année 1891), p. 181-194, 543"S74> 574"577; LIII (année 1892), p. 1-5 I.
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