‹ Principes de phonétique expérimentaleChapitre 118 sur 213 · REPRODUCTION PHONOGRAPHIQUE · texte numérisé non relu

REPRODUCTION PHONOGRAPHIQUE

Voyelle émise : u.

u s'aflEaiblit graduellement, comme Yi.

Nasales.

Les nasales perdent peu à peu leur nasalité, qui disparait complètement entre la quinte et l'octave, sans que nous puissions établir une règle précise.

Comme modifications, notons seulement :

â entendu J à la sixte; — e (P) entendu, à la sixte, (^ (P), â (F); enfin è (L, F, E)

devenant t^ à la sixte (P),

2*» Voyelles gravées a 30 tours au 1/4 de minute ET répétées a 36 (un peu moins d'une tierce au-dessus).

VOYKI.T.F. ÉMISE

VOYF.I.l.K entendue

à 30 tonrs

& 3< toure

à (P, E) é (P, E, F, àÇP)

à.ÇP, E, F) à (P)

zs. — Pour moi, mais non

pour

Fauste,

fl(P, L) ,j(P)

devient »

& seul persiste.

y Voyelles gravées a 15 tours au 1/4 de minute ET répétées a des VITESSES PLUS GRANDES. — La gravure à cette vitesse est défectueuse pour les voyelles parlées, car.

230 ANALYSE PHYSiaUE DE LA PAROLE — TIMBRE

dès que Ton atteint 25 tours en les faisant répéter, les sons deviennent indistincts.

Nous n'avons guère à relever que :

œ (P) devenu é

et à (P, F) » a, à la tierce aiguë.

Des conclusions ressortent de ces faits. Mais, avant de les formuler, il est bon de multiplier et d'étendre les observations.

Le phonographe se prête encore à un autre genre d'expériences. On peut, après avoir gravé un son, le renverser et le faire répéter en commençant par la fin. Pour cela, on rogne le cylindre de cire, on le rabote intérieurement de façon à pouvoir l'introduire par les deux bouts et le centrer convenablement,

M. Hermann, dans sa réplique à M. Kœnig*, rapporte qu'un éminent physicien anglais lui a signalé l'influence du renversement phonographique sur le timbre de Va : cette voyelle, reproduite à rebours du sens de la gravure, prendrait la nuance qu'elle a dans la bouche d'un Prussien ou d'un Tyrolien. Les expériences de M. Hermann contredisent cette assertion et les miennes aussi. J'ai inscrit côte à côte les voyelles a fermé, é, i, o fermé, o ouvert, en sorte que, à l'audition, une voyelle directe succédait à une voyelle inverse ou réciproquement. Or, dans ces conditions très favorables pour l'acoustique, je n'ai pu découvrir aucune différence. Si le fait signalé à M. Hermann est réel, il faut qu'il soit dû, comme le soupçonne le célèbre physiologiste de Kœnigsberg, à un vice dans l'expérimentation, ou peut-être à une variété dialectale,

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