TIMBRE DES CONSONNES 23 I
ARTICLE II Timbre des consonnes.
On ne peut vraiment pas dire que les physiciens se soient occupés des consonnes.
Donders a recherché la hauteur du bruit caractéristique de différentes sortes d'r. Ce serait, d'après lui, pour :
r^ (r labiale), de 76 à 316 v. d. ;
Fg (r linguale), de 30 à 35 v. d.;
Fg (r grasseyée), de 19 à 28 v. d.;
F^ (r des Bas-Saxons, *am des Arabes), 30 v. d.
D'après Donders encore, le bruit de f, s, ch est plus élevé que celui de v, z, j^
Helmholtz compare les bruits qui caractérisent la plus grande partie des consonnes aux petits bruits qui accompagnent la production des sons musicaux. D'après lui, le j allemand (y) et le w anglais sont dus à un simple renforcement des voyelles i et ou. Il classe à part f et 1 , qui sont produits « par un tremblement irrégulier dans la bouche », et il assimile m et n aux voyelles 2. Ces deux consonnes se distingueraient en ce que les harmoniques sur n sont un peu moins étouffés que sur m^
1 . D'après Gavarret, Phénomènes physiques de la phonation et de Faudition^ p. 370-374.