FONCTIONNEMENT DU LARYNX
L'occlusion de la glotte intercartilagineuse est produite par Vary-arytinoïdien; celle de la glotte ligamenteuse, par les crico-aryténoldiens latéraux.
Vary-arytinoïdien rapproche, par un mouvement de translation directe, les bords postérieurs des aryténoïdes; mais il laisse une certaine liberté aux apophyses vocales.
Les criccHaryténûïdiens latéraux^ de leur côté, en exerçant une traction sur les apophyses externes, repoussent en dedans les apophyses vocales et les accolent fonement l'une
Fig. 98.
Action des muscles crico-axyténdidiens (schéma).
T. Cartilage thyroïde. — A. Aryténoïde.
b'. Action des masdes crico-aryténoTdiens postérieurs. — /. Action
des crico*aryténoTdiens latéraux.
a. Position de repos des cordes vocales. — b. Position des cordes vocales après la contraction des crico>aryténoïdicns postérieurs (^). — c. Position des cordes vocales après la contraction des crico-aryténoîdiens latéraux (/).
1. Apophyse externe attirée en 1' par b'y en /" par c'. — 3. Apophyse vocale repoussée en 2'
par l/f en 2 par c'.
Deux pointillés différents indiquent la position normale des cordes vocales et des aryténoïdes, et celle qui résulte de l'action de b' *, la ligne pleine, celle qui est prise en conséquence de c.
contre l'autre (fig. 98). L'accolement des apophyses vocales, indispensable dans l'émission des sons aigus, n'est pas nécessaire pour la production des sons graves.
La tension des cordes vocales ne peut être obtenue que
si le thyroïde et les aryténoïdes ont été préalablement fixés.
Or, l'immobilisation du thyroïde est due à la contraction simultanée des thyro-hyoïdiens ; celle des aryténoïdes, à l'action combinée des péri-aryténoïdiens à laquelle concourent, comme antagonistes des deux muscles dilatateurs de la glotte, les crico-arytindtdiens postérieurs. Par leurs fibres verticales, ceux-ci font latéralement glisser en dehors et en bas les aryténoïdes sur les surfaces articulaires obliques des cricoïdes, et luttent contre Tary-aryténoïdien ; par leurs fibres horizontales, ils tirent en dedans les apophyses postérieures des aryténoïdes et, les faisant pivoter sur leurs axes verticaux, dirigent en dehors les apophyses vocales, entrant ainsi en lutte contre les crico-aryténoïdiens latéraux, qui les portent en dedans (fig. 98). Résultante : Timmobilisation des aryténoïdes.
La tension des cordes vocales est obtenue au moyen des muscles crico-thyroïdienSy qui, en feisant basculer le cricoïde sur le thyroïde, éloignent de la base des aryténoïdes l'angle rentrant du thyroïde et, par conséquent, allongent les cordes vocales. Telle est l'action générale de ces muscles; mais elle peut se décomposer en trois forces, à savoir : A, élevant le cricoïde; B, tirant le thyroïde en avant et le cricoïde en arrière, avec le constricteur inférieur du pharynx comme antagoniste ; C, rapprochant les lames du thyroïde et éloignant Tangle antérieur, en luttant contre l'élasticité du cartilage et les muscles sterno-thyroidiens.
Les cordes tendues, il reste à les libérer pour la production de la voix. Ce rôle revient, dans la voix de poitrine, au faisceau interne des thyro-aryténoïdiens. Quoiqu'on ait fait de ces muscles des constricteurs des cordes vocales, il semble bien qu'ils aient pour fonction principale de relâcher, en se contractant, les cordes vocales ligamenteuses, et de