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EXPÉRIENCES SUR LE LARYNX

notes en tirant de haut en bas sur l'angle du thyroïde, d'une tierce en comprimant de dehors en dedans les lames du même cartilage. Par contre, on fait baisser le son d'une quarte à une sixte en tirant d'avant en arrière sur le thyroïde, d'une tierce environ en appuyant de dedans en dehors sur ses lames.

Mûller, opérant sur un larynx d'homme avec une pression d'air toujours égale, a établi la concordance suivante entre la hauteur musicale et la tension exprimée en grammes :

Notes

Gammes

Grammes

Grammes

Grammes

Grammes

ut

ré

réjf

ISS

mi

plus de son

/■fl

sol

sol»

la

st

4° Les cordes vocales étant maintenues à un degré fixe de tension musculaire, un changement de pression de l'air expiré peut faire varier la hauteur du son d'une quinte

dans Toctave inférieure, d'une tierce dans l'octave supérieure. Quand le son monte ainsi par simple accroissement de la force du souffle, la glotte est d'autant plus large et les cordes vocales sont d'autant plus bombées que le son est plus élevé.

Le larynx était en position de voix de poitrine, si l'on augmente la force du souffle, le son monte d'une quarte sans changer de timbre; mais si l'on souffle avec une force extrême, il atteint l'octave, et passe au registre du fausset : dans ce cas, la muqueuse seule vibre et l'espace glottique est devenu fusiforme.

Des recherches électriques de M. Lermoyez sur les muscles des cholériques, nous retiendrons ceci :

1° Les ary-aryténoïdiens excités transversalement à travers la muqueuse pharyngienne rapprochaient en masse les deux cartilages aryténoïdes et accolaient leurs faces internes dans toute leur portion verticale, de façon à effacer complètement la glotte intercartilagineuse;

2° Les thyro-aryténoïdiens, qui s'électrisent très facilement, se gonflaient et entraînaient en avant les aryténoïdes vers le thyroïde;

3** Les cordes supérieures se contractaient sur les larynx d'hommes ;

4° Le ventricule de Morgagni se contractait et perdait de sa capacité, fournissant ainsi un appui à la théorie qui fait de cet organe une sorte de résonnateur s'accordant avec le son de la glotte ou l'un de ses harmoniques.

Sur ces expériences, il est facile d'édifier une théorie générale de la phonation.

La première condition à réaliser pour la production de la voix et de ses modulations c'est un certain degré d'occlusion de la glotte et de tension des cordes vocales.

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