LANGUE
glosseSy fig. 103, 2) et sur les grandes cornes (cérato-glosses^ fig. 103, 2', 2") et se terminent dans la partie latérale et inférieure de la langue. Ce sont des muscles abaisseurs; ils compriment la langue transversalement; et, lorsque celle-ci a été portée en avant par les génio-glosses, ils la ramènent dans la cavité buccale.
4** Palato-glosses on glosso-staphylins (fig. 103, 7; ioi,fl). — Ces muscles sont situés dans les piliers antérieurs du palais; ils portent la langue en haut et en arrière.
5° PharyngO'glosses (fig. 103, <?, 8'; loi, 4). — Ils viennent des constricteurs supérieurs du pharynx, et ont la même action que les précédents.
6® Amygdalo-glosses (fig. 10 1, j), — Descendant des amygdales à la base de la langue, les deux amygdalo-glosses forment une espèce de sangle qui porte en haut la base de la langue et tendent à l'appliquer contre le voile du palais.
7® Lingual supérieur (fig. loi, 2). — C'est un muscle impair et médian. Il s'attache en arrière sur les petites cornes de l'os hyoïde et sur le repli glosso-épiglottique. Partis de ces trois points, les faisceaux se rapprochent et forment une seule nappe qui occupe la partie moyenne de la langue et se continue jusqu'à la pointe. Sur les côtés, ce muscle se confond avec les fibres longitudinales du palato-glosse, du pharyngo-glosse et du stylo-glosse, avec lesquels il forme sur la face de la langue une sorte de gouttière musculaire à concavité inférieure.
Le lingual supérieur élève la pointe de la langue et la porte en arrière.
8° Lingual inférieur (fig. 103, 6; loi, j). — Cette paire de muscles tire sa principale origine des petites cornes de l'os hyoïde, d'où elle se porte vers la pointe de la langue, qu'elle attire en bas et en arrière.
9° Transverses. — Ces deux muscles s'attachent sur les deux faces du septum lingual et se terminent de chaque côté sur la muqueuse de la langue. En se contractant, ils rapprochent les bords de la ligne médiane ; comme conséquence, la langue s'amoindrit, s'effile et projette sa pointe hors de la bouche.
On conçoit qu'avec cette richesse musculaire la langue soit l'agent le plus actif de l'articulation buccale. Elle peut, en effet, produire une occlusion énergique sur deux points avec une extrême facilité : en arrière, avec le concours du voile du palais ; en avant, grâce à l'extrême mobilité de sa pointe. Les sons qu'elle y produit ont quelque chose de sec et d'éclatant. Dans la partie médiane, elle a moins de force, manquant de muscles spéciaux pour s'appliquer à cet endroit sur la voûte palatine. Aussi n'y donne-t-elle naissance qu'à des sons plus mous, qu'on appelle mouillés. Cette mollesse dans l'occlusion peut également se produire aux extrémités et amener des résultats analogues.
Au lieu de fermer momentanément toute issue au courant d'air, la langue peut encore, en se rapprochant plus ou moins du palais, diminuer dans des proportions variables, et pour des positions très diverses, le passage laissé à l'air expiré. Le son qui en résulte ressemble à un frôlement, à un sifflement, qui revêt autant de nuances qu'il y a de variétés dans la manière de le produire.
Enfin la langue peut battre l'air en faisant entendre un roulement caractéristique.
En conséquence de celte part prépondérante qu'elle prend dans la production de la parole, la langue est naturellement la cause principale des évolutions phonétiques, non seulement parce qu'elle subit comme les autres organes l'influence des groupements articulatoires, mais par le seul