MACHOIRE INFÉRIEURE
3** Les piérygotdiens internes (fig. 105, /). — Ils prennent naissance dans la fosse ptérygoïdienne et s'insèrent à la face de l'angle interne du maxillaire. Ce sont aussi des élévateurs; ils impriment, de plus, quelques mouvements de latéralité.
4*» Les ptérygoïdiens externes (fig. 105, 2). — Provenant de la face externe de l'apophyse ptérygoïde et de la fosse zygo* matique , ils se fixent sur le col du condyle, qu'ils attirent en avant. Lorsque les deux ptérygoïdiens externes agissent en même temps, ils impriment à la mâchoire un mouvement de projection ; le retour en arrière se fait au moyen du temporal. Lorsqu'un seul se contracte, il déplace le condyle sur lequel il s'insère> l'autre restant immobile, et la mâchoire est portée du côté opposé.
5° Les digastriques (fig. 102, 4,4' 4"), 6° Les génia-hyoïdiens (fig, 105, 4; 99, //), 7° Les myla-l^oïdiens (fig. 100, p; 102, ^). — Prenant tous leur point d'appui sur l'os hyoïde, ils abaissent le maxillaire.
Tout le monde sait l'importance des mouvements imprimés par les muscles élévateurs et ahaisseurs de la mâchoire pour la parole. L'action des ptérygoïdiens externes est moins connue; mais elle a une importance considérable, au moins chez certains sujets, pour la production exacte de quelques articulations, particulièrement du ch et du / français, comme nous le verrons plus loin.
Un tambour maintenu devant la bouche avec un style rigide appuyé sur les dents inférieures donne très bien les mouvements en avant de la mâchoire. Quant aux mouvements verticaux, ils ne présentent aucune difficulté : l'explorateur des lèvres (p. 86), ou une simple ampoule (p. 92) placée entre les dents suffit pour les recueillir.
Pour mesurer l'abaissement de la mâchoire inférieure
dans les positions fixes des voyelles, M. Grandgent ' avait collé, sur la houppe de son menton, une petite bande de carton divisée en millimètres, avec le zéro au bas deFéchelle ; puis il tenait fixée à son firont une petite baguette qui, descendant le long de la pièce de carton, atteignait le zéro quand la bouche était fermée. On devine le reste. Mais ces sortes de mesure se prennent tout aussi bien et plus commodément avec un simple compas.
ARTICXE V Nez.
Nous nous occuperons successivement : des fosses nasales, des cavités annexes et des narines.
Fosses nasales. — G)nsidérées uniquement au point de vue qui nous occupe, les fosses nasales (fig. 107, 99 et loi) sont de longs couloirs osseux séparés par une mince cloison, tapissés par le périoste et une membrane muqueuse, qui donnent passage à l'air de la respiration. En arrière, elles s'ouvrent sur la partie supérieure du pharynx par deux orifices quadrilatères. En avant, elles communiquent avec les narines par une ouverture fort étroite, aj^nt la forme d'un triangle très allongé dont le sommet se dirige en avant et en dedans.
Le plancher est un peu incliné d'avant en arrière (fig. 99). Il ne faut pas oublier cette disposition dans les expériences; souvent j'ai vu diriger l'olive exploratrice vers la partie