CB CG
Go a
Fig. 112.
(d'après Dbjerink.)
Schéma de la moelle épinière et d'une paire rachidienne.
Ca. Cordon antérieur; C/, latéral: C/, postérieur. — C B. Cordon de Burdach; C <x, cordon de GoU. — C Cl. Colonne de Clarke. — Coa. Corne antérieure ; Co p, corne postérieure. — F p c. Faisceau pyramidal croisé; F p d. Faisceau pyramidal direct. — G S. Ganglion spinal. — AV. Tronc de nerf rachidicn. — Ra. Racine antérieure; R ^, racine postérieure.
bois de cerfs, etc.), d'ordinaire courtes, mais pouvant aussi s'étendre fort loin, jusque dans la substance blanche. Les cellules unipolaires en sont dépourvues.
Le cylindre-axe est, en général, unique. 11 naît du corps cellulaire par un cône d'origine (dans les cellules de Deiters et les cellules de Golgi) ; exceptionnellement, il sort d'une dendrite (dans les cellules de Cajal). La longueur des cylindres-axes varie : ceux des cellules de Golgi (fig. 113, -^) et de Cajal (fig. 113, 2) sont courts; ceux
des cellules de Deiters (fig. 113, i,^) sont longs et peuvent atteindre ou même dépasser la moitié de la longueur du
Fig. i.j.
(•Tiiprti Dijuni.) Sch^mi de quelquci aeuroass moteurs et :
<v.mii "pirior). - Ef. Ëp»lei
Kiwi dinikcorpi callcui. — CÀ. Corue i t. — EC. tearcc ctitbnlc. — Eif. Ëcoiu ne- — GS. gvwltcn ipinal. — Giy. Gnnd :
ii'rdJhV-'r*, ïiui™oi,
t àt CiiiJ. — ). Cellule pynmidik. — ^
corps. D'ordinaire, les cylindres-axes envoient sur leur trajet des collatérales plus ou moins nombreuses.
Les cylindres-axes forment la partie essentielle des Jtlrres ntrveusis, qui constituent par leurs groupements les faisceaux du système central et les nerfe périphériques. Ils
entrent pour une grande part dans la constitution de la substance blanche.
Les fibres centrales se distinguent, suivant leurs trajets, en fibres à' association^ fibres commissurales, fibres de projection et fibres centripètes.
Les fibres d'association du cerveau font communiquer deux régions plus ou moins éloignées de Técorce.
Les fibres commissurales relient les deux hémisphères entre eux. Telles sont, par exemple, les fibres du lobe frontal et celles du lobe occipital qui, après avoir traversé, les premières le tronc (fig. 109, Cf), les secondes le bourrelet {Spï) du corps calleux, se rendent dans l'hémisphère opposé.
Les fibres de projection naissent de tous les points de la corticalité et convergent vers les régions centrales de l'hémisphère. Celles des secteurs antérieur et postérieur (deux tiers antérieurs du lobe frontal, partie postérieure du lobe pariétal, lobe occipital) s'arrêtent dans le thalamus. Celles du secteur moyen, c'est-à-dire de la région rolandique, du lobule paracentral, du pied des trois circonvolutions frontales, de la partie aniérieure du lobe pariétal, vont directement, par la capsule interne, dans le pied du pédoncule cérébral % d'où elles se portent vers les noyaux des nerfs périphériques. Mais, avant d'y arriver, elles subissent, pour la plupart, un entrecroisement : les fibres motrices bulbaires, un peu au-dessus du bord inférieur de la protui érancc (fig. m); les fibres sensitives et les fibres rachidiennes, dans le bulbe (les premières au collet, les secondes à la partie inférieure). C'est pour ce motif que les lésions d'un hémisphère se font sentir sur le côté opposé du corps.
I. Dejerine, Comptes rendus de la Société de biologie ^ 1893, p. 193; — 1897, séance du 19 février.
. Les fibres centripètes proviennent des régions sous-corticales (corps opto-striés) et vont finir dans Técorce cérébrale.
Les fibres périphériques naissent des noyaux du bulbe, de la moelle, ou des ganglions cérébro-rachidiens, et se dirigent vers la périphérie ; elles constituent Tâme des câbles nerveux.
Les arborisations, qui terminent les cylindres-axes et leurs collatérales, établissent par voie de simple contact la communication, dans le système central, de neurone à neurone; dans le système périphérique, d'un neurone à un élément moteur ou sensitif.
La voie motrice et la voie sensitive se distinguent donc avant tout par le mode de terminaison du neurone périphérique. Mais la première diflfère encore de la seconde par une moindre complexité : la voie motrice ne demande que deux neurones ; la voie sensitive en exige au moins trois.
Pour rendre ces notions plus sensibles, j'emprunte à M. Dejerine* un schéma (fig. 113), où sont marquées les connexions de neurones les plus simples.
Le système de droite figure la voie nwtrice, soit deux neurones : N, , avec sa cellule pyramidale Q) qui siège dans l'écorce cérébrale (EC), son cylindre-axe qui envoie une branche (fc) au corps calleux, et ses arborisations qui s'épanouissent autour de la cellule du second neurone dans le noyau (CA) d'un nerf moteur (c'est ici la corne antérieure de la moelle) ; N2 , dont les dendrites sont enveloppées par N^y et dont les arborisations s'étalent à la surface d'un muscle (M).
Le système de gauche représente la voie sensitive avec sa chaîne plus compliquée de neurones. Le neurone sensitif