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I. Anatomie des centres nerveux, p

n^y dont la cellule, occupant un ganglion spinal (G S), est en contact avec les dendrites d'un neurone sympathique {Gsy)y communique par son cylindre-axe périphérique avec répiderme (£"/>), par son cylindre-axe central soit avec un neurone cérébelleux tin dans la colonne de Clarke (CC)y soit avec un neurone moteur (N^) dans la corne antérieure (C^), soit avec une collatérale de W^, soit enfin dans les cordons postérieurs (de Goll et de Burdach, NG+B) avec un neurone bulbo-protubérantiel, n^. Ce second neurone, arrivé dans le thalamus {Th), entre en connexion avec un neurone de troisième ordre. Celui-ci peut être un neurone à long cylindre-axe, n^, qui va s'arboriser dans Técorce au voisinage d'une cellule pyramidale (/), d'une cellule de Cajal (2) et d'une cellule de Golgi Q), ou bien un neurone à cylindre-axe court (cellule de Golgi) w',, qui établit la connexion avec un quatrième neurone w^, à cellule pyramidale (/).

Ainsi, on peut concevoir le système nerveux, avec ses chaînes de neurones, comme un admirable réseau télégraphique dont les postes centraux, échelonnés sur Técorce cérébrale, sont, au moyens de postes de relais et d'un nombre prodigieux de fils, toujours en relation entre eux et avec toutes les parties du territoire qui leur est soumis.

MÉCANISME PHONATEUR

Le mécanisme nerveux qui préside aux mouvements phonateurs appartient à la voie motrice (fig. 113), et comprend deux ordres de neurones : des neurones corticaux et des neurones moteurs.

MÉCANISME PHONATEUR 299

Les neurones corticaux ont leurs cellules distribuées par groupes dans la zone rolandique et aboutissent les uns aux noyaux des nerfs moteurs bulbo-protubérantiels; les autres, aux cornes antérieures de la moelle. Les premiers, qui constituent le faisceau articulatoire, partent de la région operculaire (pied de la troisième circonvolution frontale et des circonvolutions ascendantes frontale et pariétale, fig. 108 OpF^, OpR)\ De là, ils vont occuper le genou de la capsule interne (fig. i lo, Cig), puis la portion interne du pédoncule cérébral.

Les neurones du second ordre commencent soit dans les noyaux des nerfs moteurs du bulbe, soit dans les cornes antérieures, et, après avoir cheminé dans les cordons des nerfs périphériques, vont étaler leurs arborisations terminales à la surface des muscles phonateurs.

Les neurones bulbaireSy qui commandent aux organes supérieurs (mâchoire, lèvres, ailes du nez, langue, voile du palais, pharynx, larynx), entrent dans la composition des nerfe trtjumeauy glosso-pharyngiefiy pneumogastrique, spinal et grand hypoglosse.

Le trijumeau (fig. m, V) anime par sa petite branche motrice (v') tous les muscles masticateurs.

Le facial (fig. m, VII) innerve quelques muscles du voile du palais, les muscles digastrique et stylo-hyoïdien.

I. Semon et Horseley, British médical Journal, an. 1889, p. 1383 -13 84. — Dejerine, Comptes rendus de la Société de biologie, an. 1891, p. 155. Voir, pour prendre une idée rapide de la question : D*^ P. Rangé, Les troubles neuromoteurs du larynx, dans la Revue internationale de rhinologie, otologie et laryngologie du jy Natier, an. 1895, p. 157-166.

deux muscles de la langue (le glosso-staphylin et le styloglosse), enfin les muscles des lèvres et du nez (le buccinateur, les zygomatiques, le canin, les élévateurs de la lèvre supérieure et de laile du nez, le dilatateur des narines).

Le glosso'pharyngien (fig. 1 1 1 , IX) envoie quelques filets moteurs aux muscles constricteurs du pharynx, digastrique, stylo-hyoïdien et stylo-glosse.

Lq pneumogastrique ou nert vague (fig» m, IX) concourt à l'innervation des organes vocaux par sa branche pharyngienne, par le laryngé supérieur qui descend dans le muscle circo-thyroïdien, et par le laryngé inférieur ou récurrent qui, remontant du thorax, va s'épanouir dans les autres muscles internes du larynx.

Le spinaly ou accessoire du pneumogastrique (fig. 1 1 1 , XI), fournit, par sa branche externe, des rameaux aux muscles sterno-cléido-mastoïdien et trapèze.

On a attribué longtemps à la branche interne du spinal, qui s'anamostose avec le pneumogastrique, le rôle moteur dans l'innervation du pharynx et du larynx. Mais des expériences récentes, jointes à l'étude des noyaux au moyen des coupes sériées, contredisent l'ancienne manière de voir *.

Le grand hypoglosse, qui est exclusivement moteur, se distribue à tous les muscles de la région sous-hyoïdienne, au génio-hyoïdien et aux muscles de la langue.

I. Onodi, Rapport de V accessoire avec V innervation du larynx (Congrès de Vienne, 25 septembre 1895), dans la Revue internationale de rhinologie, etc., an. 1895, p. 269. — Grabower, Deutsche Zeitschrift fur NervenheilkundCy 1896, vol. IX, liv. I et 2, p. 82, et compte rendu par M. Marinesco, dans la Presse médicaky an. 1896, p. 703.

MÉCANISME PHONATEUR 3OI

Les neurones rachidiens qui vont animer les muscles du thorax et de l'abdomen commencent : les uns (nerfs du diaphragme, du sterno-cléido-mastoïdien, du trapèze, du grand et du petit pectoral, du grand dentelé), dans la région cervicale; les autres (nerfs des intercostaux, les surcostaux, des petits dentelés postérieurs, et des muscles de l'abdomen), dans la région dorsale.

Enfin, il convient de mentionner les neurones sympathiques qui se mêlent à la branche interne du spinal, au glosso-pharyngien, au grand hypoglosse et au nerf du diaphragme.

Le fonctionnement du mécanisnlfe phonateur commence à être assez bien connu. En excitant, avec de faibles courants électriques, des points déterminés de l'écorce cérébrale du singe, à l'extrémité inférieure de la frontale ascendante et de la troisième circonvolution frontale, MM. Horseley et Beevor provoquent des mouvements très précis de la langue, des lèvres et des cordes vocales ^ De son côté, M. Onodi a reconnu chez le chien l'existence du centre cortical de la phonation ; mais en même temps il a constaté que ce centre n'est pas indispensable, puisque la voix persiste, après sa destruction totale, dans l'un et l'autre hémisphère. Le centre, plus profond, qui conserve la voix dans l'expérience précédente, a pu être localisé*, au moyen de sections successives, dans une région qui comprend avec les tubercules

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