‹ Principes de phonétique expérimentaleChapitre 16 sur 213 · Piliers internes, 6000 (nombre); piliers externes, 4S · texte numérisé non relu

Piliers internes, 6000 (nombre); piliers externes, 4S

2. Cellules auditives internes, 3 300; cellules auditives externes, 18 000.

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la forme d'un dé à coudre. La partie plane, adhérente à la menâbrane réticulaire, porte les cils auditifs disposés en fer à cheval et recouverts de la membrane de Cortiy qui joue à leur égard le rôle d'un étouffoir. La partie arrondie de la cellule donne naissance à un seul prolongement axile qui se dirige vers la membrane basilaire et se continue avec Tune des fibres du nerf auditif.

S'il est vrai, comme bien des raisons portent à le croire, que les ampoules des arcs demi-circulaires sont les organes du sens de l'espace ou de l'équilibration, il ne reste pour l'audition proprement dite que les vésicules du vestibule et le limaçon. Les premières, qui répondent à l'organe rudimentaire des poissons, recueilleraient les vibrations irrégulières et nous donneraient l'impression du bruit, tandis que les vibrations régulières, ébranlant les organes complexes et multiples du limaçon, seraient perçues comme sons musicaux.

ARTICLE U Éducation de roreille.

On voit par ces détails sommaires, mais tous choisis en vue du sujet qui nous occupe, quel merveilleux instrument est l'oreille, combien elle est propre à inspirer les expérimentateurs, et à quel point, étant donnés le nombre et la variété de ses organes, elle est susceptible d'éducation. L'exemple des musiciens, des accordeurs surtout, et des acousticiens suffirait du reste à le prouver.

Le phonéticien doit donc mettre au premier rang dans ses études préparatoires la formation de son oreille. Plus loin, nous rechercherons les moyens de corriger, de com-

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pléter les données qu'elle fournit, mais nous ne trouverons point celui de nous en passer. Quand l'oreille se reconnaît impuissante, il faut bien la suppléer; mais, dans les cas où elle suffit (et ils sont nombreux), nul moyen d'expérimentation n'est aussi rapide ni aussi commode. C'est grâce à elle, et à elle seulement, que j'ai pu suivre d'étape en étape diverses évolutions phonétiques (/, k^ gy s + cons., s, etc.), découvrir le lieu où elles ont pris naissance et marquer chacun de leurs progrès, de leurs arrêts momentanés, de leurs reculs même, et entrevoir leur cause dans les modifications physiologiques qui s'accomplissent en nous ^ Mais, pour que l'oreille rende ces services, il faut qu'elle soit exercée, ou plutôt il faut s'être habitué à saisir ses impressions, c'est-à-dire à les écouter et à les analyser, en d'autres termes à les comparer.

Savoir écouter et comparer, c'est tout l'art du phonéticien. En général, on cherche à savoir non comment on dit, mais ce qu'on dit. Dès que le sens apparaît nettement à l'esprit, on néglige le son. D'où il suit qu'à moins d'en avoir fai^ une étude spéciale, nul ne sait comment il parle, ni (si ce n'est dans des cas très particuliers) comment les autres parlent. Chacun se fait des sons, formes élémentaires^ du langage, une idée fixe, et c'est d'après cette idée que l'on se règle dans leur emploi. Aussi n'a-t-on pleine conscience que de ceux qui répondent à une nuance de la pensée, et encore ne s'aperçoit-on pas des modifications que \c groupement et Vexpression leur font subir. Il y a plus : les appréciations de l'oreille se lient si intimement aux sensations de l'organe phonateur que l'on croit entendre ce que

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