I. Congrès des orientalistes de Christiania, Stockholm
SYSTÈME PHONÉTiaUE DES ORIENTALISTES
Congrès des Orienullstes (session de Genève)
Grammaire de Wackernagel
Autres transcriptions en nsAge
voyelles
xi (tend à disparaître)
li (tend à disparaître)
ai
ai
ai
au
au
àu^
occlusives
gutturales
kh
kh
gh
g gh
fi
ft
I . La différence des transcriptions d, 0 d'une part, ë, ô de l'autre ; et ai, au d'une part, â/, au de l'autre ne provient pas d'une différence d'interprétation : il est certain que e et 0 étaient des longues et que le premier élément de aiy au était long. Les notations ^, c7, aiy au sont donc incomplètes. Elles sont néanmoins de plus en plus employées; elles ne donnent en effet lieu à aucune ambiguïté, parce qu'il n'existait en sanskrit ni e^ 0 brefe, ni aiy au à premier élément bref.
Congrès des OrienuUstes (session de Genève)
Grammaire de Wackeraagel
Autres transcriptions en usage
palatales
ch
ch
ih
cérébnlei
dh
dh
ft
dentales
th
th
dh
dh
labiales
ph
ph
bh
bh
demi-voyelles
1 (tend à sor
ALPHABET PHONOGRAPHIQ.UE
Congrès des Orientalistes (session de Genève)
sifflantes I* palatale
Grammaire de Wackemagd
2* cérébrale
3* dentale
Antres transcriptions en usage
Ç (très employé en France)
sh tx s (Brugmann)
(par exemple a^ f, 1^)
h sonore
(l cérébrale)
(annsTira, sorte d'émission nasale)
th ffl
(ananSsika)
ih
(visarga, b sourde employée à la fin des syllabes)
En attendant que les phonéticiens, imitant les orientalistes, adoptent un système graphique commode et suffisamment souple pour se prêter au progrès à venir de la science, je conserve ici, en le modifiant un peu pour lui donner un caractère plus général, celui des Parlers de France et de la Parole.
Dans ce système, combiné en vue d'un objet déterminé (la transcription des parlers de France), on a utilisé toutes les ressources de l'alphabet français, adoptant tous les caractères simples et à signification unique, modifiant certains autres pour en préciser le sens, généralisant l'usage des signes diacritiques pour noter des nuances ou figurer des
sons étrangers à notre langue littéraire. De plus, on a eu recours à la superposition des lettres pour représenter des sons intermédiaires entre deux autres plus connus, et à des exposants pour déterminer l'étape de leur évolution; enfin on a introduit des caractères d'un corps plus petit pour peindre aux yeux l'état précaire des sons qui sont en voie de naître ou de mourir.
En vue d'éviter autant que possible toute équivoque, on a repoussé en principe les caractères et les signes qui, ayant par ailleurs une autre signification, pourraient être mal interprétés par un lecteur oublieux.
L'exposé détaillé de ce système graphique se trouve naturellement lié à l'étude des articulations. On peut en voir le tableau complet en tète du volume.
Mais ce serait se tromper étrangement que d'attribuer à un alphabet quelconque une valeur absolue, car aucun n'est une image fidèle de la réalité. Ce caractère n'appartient qu'à l'inscription simultanée de la parole et des mouvements phonateurs. La méthode graphique permet donc de réaliser l'idée tant caressée et en apparence chimérique d'un alphabet universel, V alphabet phonographique, dans lequel chaque articulation serait représentée avec ses caractères généraux qui font son unité et, en même temps, avec les modifications dues soit aux groupements, soit aux dialectes, qui constituent son individualité. Dans cet alphabet nouveau, chaque lettre se composerait, non d'un ensemble plus ou moins complexe de lignes ou de points*à valeur conventionnelle, non de formules abstraites, mais des tracés mêmes produits par l'articulation correspondante. Nous en rencontrerons de nombreux éléments dans les articles qui suivent. Toutefois une telle écriture, je m'empresse de le reconnaître, n'est pratique que pour des études spéciales
de peu d'étendue et n'a nullement la prétention de se substituer entièrement aux systèmes approchés de transcription phonétique.
ARTICLE n Éléments simples de la parole.
Nous entendons ici par éléments simples de la parole, les articulations telles qu'elles peuvent être produites isolément ou telles qu'elles se présentent dans les groupes élémentaires en dehors desquels elles ne sauraient exister ou être parfaitement comprises.
Nous les considérerons non seulement dans l'acte phonateur qui leur donne naissance, mais encore dans les modifications et les mouvements vibratoires de la colonne d'air parlante, qui se rapportent au travail musculaire comme à leur cause, et sans lesquels, par conséquent, l'étude physiologique du langage ne pourrait être qu'incomplète et tronquée.
Cet article se divise en trois paragraphes. Le premier sera consacré aux parties constitutives des articulations; le deuxième, à leurs qualités générales; le troisième, à leur classification.