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ALPHABETS PHONÉTIQUES

Fisible speech, les linguistes n'en font point usage dans leurs transcriptions.

On préfère, en général, à Texemple de Lepsius, s'en tenir à l'alphabet latin qui a l'avantage d'être connu et de renfermer plusieurs éléments utilisables d'une grande clarté. On est d'accord naturellement pour en éliminer tous les signes superflus ou à valeur multiple, et l'on admet théoriquement la loi : un seul signe pour un son, un seul son pour un signe. Mais une grande variété règne dans le choix des enrichissements nouveaux. Les uns n'hésitent pas à mélanger diverses sortes de lettres, des capitales, des minuscules, des romaines, des italiques, des caractères gras, des lettres grecques, des signes en usage dans les manuscrits, à les renverser, à utiliser les signes de ponctuation et, en un mot, toutes les ressources qui se trouvent dans les imprimeries ; on arrive ainsi à une représentation, peu séduisante à l'oeil sans doute, mais économique et variée, des sons. Ce système, commode pour l'impression, plaît encore à une certaine classe de lecteurs ennemis des signes diacritiques : car il y en a. Et je ne m'en plaindrais pas, s'ils n'étaient en même temps ennemis du grand nombre des caractères, ou si je pouvais leur supposer l'esprit divinatoire d'un certain musicien de la garde, qui, m'a-t-on dit, ne jouait à son aise un morceau qu'après l'avoir débarrassé de ses dièses et de ses bémols, superfluités encombrantes pour lui. Les autres, obéissant à des sentiments d'esthétique et surtout persuadés que réduire la gamme des sons à des intervalles fondamentaux bien connus et marquer les nuances par des modificateurs à signification fixe, c'est apporter un grand soulagement à la mémoire, n'hésitent pas, malgré la dépense qui en résulte, à bannir de leur alphabet tout caractère disparate et à multiplier les signes diacritiques.

Ji8 ANALYSE PHYSIOLOGiaUE DE LA PAROLE

Au premier genre appartiennent, par exemple, le système graphique de M. P. Passy (1887), et de sa revue, le Maître phonétique y celui de Krâuter, employé en Alsace, et celui de MM. Lyttkens et WulfF' pour lequel a été dépensé une grande somme d'ingéniosité ; au second genre, le système de M. Boehmer, usité parmi les romanistes allemands, et celui de l'ancienne Reviie des patois gallo-rontansy aujourd'hui de la Société des Parlers de France et de la Parole.

Le choix, du reste, entre œs différents systèmes me paraît assez indifférent, au moins pour ce qui concerne les phonéticiens. Il suffit que chaque auteur dresse une table bien exacte des signes qui lui sont particuliers et qu'il la place dans un lieu bien apparent de son volume, de préférence en première page. Toutefois, on commence à sentir le besoin d'une entente pour arriver à un système unique. Les orientalistes ont pris les devantsv Ils ont arrêté, au congrès de Genève (1894), un alphabet qui répond à leurs besoins actuels. On me saura peut-être gré de le trouver ici avec quelques-uns de ses équivalents : '

TRANSCRIPTION DU SANSKRfr Congrès des Orientalistes Grammaire de

(session de Genève)

Wackemagel

voyelles

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