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QUALITÉS GÉNÉRALES

dépendent du genre de vie des sujets parlants. Il est très important de les observer, car ils ne se modifient pas sans que la langue ne traverse une crise sérieuse. C'est à un fait de ce genre que j'ai cru devoir attribuer, la transformation rapide qui s'est produite avec ma génération dans le parler de Cellefrouin. Mais il suffit de le signaler.

Les propensions à mettre principalement en jeu certains organes, et à en laisser d'autres en repos, à affecter telles ou telles positions articulatoires, par exemple, à tenir les lèvres appliquées contre les dents comme les Anglais, ou les mâchoires rapprochées l'une contre l'autre comme les Russes, ou la bouche à peine ouverte comme certaines populations des hauts sommets des Alpes, à porter la langue en avant comme dans l'Est de la France, ou en arrière comme dans l'Ouest, à laisser le voile du palais abaissé comme à Hambourg, etc., tous ces faits, qu'il est bon de mentionner ici, car ils donnent un caractère particulier à toute une langue, se retrouveront dans l'étude de chaque classe d'articulations.

Je ne m'arrêterai pas davantage à la prononciation dans la voix chantée ou émue. Le chanteur ou l'orateur articulent mal quand la préoccupation d'atteindre et de tenir une note juste, ou l'émotion leur font soit exagérer, soit accomplir imparfaitement les mouvements articulatoires requis. J'ai entendu un orateur qui changeait les à en (é, les â en ôy un chanteur chez qui tous les i des notes aiguës devenaient des I : l'émotion et l'effort que demandent les notes hautes leur faisaient, à l'un trop fermer les lèvres, à l'autre trop soulever la langue vers le palais.

Je donnerai seulement quelques détails : i^ sur la voix chuchotée et la voix rauque ; 2^ sur la voix de fausset et de ventriloque ; 3^ sur les modes d'attaque des articulations.

ANALYSE PHYSIOLOGiaUE DE LA PAROLE

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