QUALITÉS GÉNÉRALES DES ARTICULATIONS
Il n'est pas question ici des qualités transitoires que revêtent les articulations dans certains cas donnés par le fait du groupement, comme la durée relative, la hauteur musicale relative, l'intensité relative, l'accent. J'en traiterai à l'article IV. Je veux parler de ces modes, de ces habitudes de parole qui affectent le langage tout entier, et dont les unes sont individuelles, les autres régionales ou même nationales. En outre, mon intention n'est pas de traiter le sujet avec tous les développements qu'il pourrait comporter. Je me bornerai à quelques indications. Si ce que je dirai suffit pour attirer l'attention des observateurs sur ces différents points, j'aurai atteint l'unique but que je me propose.
On peut articuler à voix parlée ou à voix chantée^ à voix haute ou à voix basse (chuchotée), à voix claire ou à voix rauque, en voix de poitrine ou de fausset ou encore de ventriloque, en voix calme ou émue, aiguë ou grave, forte ou modérée, avec ou sans des propensions à faire prévaloir tel ou tel jeu organique; enfin les articulations peuvent être attaquées avec énergie ou faiblement.
La voix parlée, haute, claire, de poitrine, calme, modérée, est la voix normale. C'est à elle que se rapportent toutes les descriptions qui sont faites sans viser un cas particulier.
Les divers degrés de force et de hauteur musicale