‹ Principes de phonétique expérimentaleChapitre 186 sur 213 · Olivier, ibid · texte numérisé non relu

Olivier, ibid

ANALYSE PHTSIOLOGICÏCE DE LA PAIOlf

image identique. Le h, dans la voix chocbotée, a le même roccanismc g!otul que les voyelles.

Poarsoivuit son examen par des moyens acoosdqaes, M. le Doçtear Rosapelly a constaté qu'en chuchotant les unes après les autres les consonnes p, b, 1, d, 1, g. dans appa et abba, allaei adda, akka et agga, après s'être bouché les oreilles avec de la cire ou du coton, il entendait, pour les sonores, « un bruit souffiant D qui réunissait deux bruits correspondant à l'implosion et à l'explosion : un silence marquait l'occlusion des sourdes. L'expérience est, paraîtil, assez déiicite et exige qu'il r^ne autour de l'observateur un silence parfait. On obtient des indications plus nettes avec le stéthoscope, appareil composé d'un petit entonnoir, qui s'applique sur la r^ion à ausculter, et de deux caoutchoucs qui s'introduisent dans les oreilles de l'observateur (fig. 234).

a Quanti la personne, observe M. Rosapelly, dont on ausculte le larynx respire sans parler, on entend un souffle très net, mais peu intense, à moins qu'elle ne respire fortement. Si elle se met à parler en voix chuchotée, le souffle prend une intensité plus grande; il est plus dur et semble plus près de l'oreille. Dans les deux cas, le maximum d'intensité du souffle se trouve au niveau du cartilage cricoïde.

VOIX CHUCHOTÈE

Le souffle du chuchotement s'entend dans les voyelles et dans les consonnes sonores. Il ne s'entend pas dans les sourdes ».

L'étude expérimentale du larynx permet de )Uger indîrectement de l'état de la glotte pendant le chuchotement.

Le degré d'ouverture est proportionnel à la quantité d'air qui passe, et le rapprochement peut se reconnaître à la présence de légères vibrations dans les tracés.

L'écoulement de l'air peut se mesurer au spiroméire (p. 160) ou se déduire du déplacement des leviers de deux tambours inscripteurs dans lesqueb, à l'aide d'une embouchure et d'une olive, on aura conduit la totalité du courant d'air (p. 131, 132).

ANALYSE PHYSIOLOGiaUE DE LA PAROLE

La quantité d'air iJépensée dans le chuchotement est extré* raement variable. J'ai employé pour la syllabe ;bi chuchotée avec difFérents degrés d'intensité depuis i jusqu'à S 19™', tandis que dans la voix haute, l'écart n'a été, pour la même syllabe, que de 16 à 280'™». Le chuchotement ordinaire

exige plus d'air que la voix haute. Comparez, par exemple (fig. 23J-8), les voyelles chuchotées à,é, i, ti, ô, ri (A) avec les mêmes voyelles dites à voix haute (B), et (fig. 238) pa, ba chuchotes (A) avec pa, ba parlés (B).

Le mouvement vibratoire de l'air qui porte le chuchotement à nos oreilles ne peut être saisi que par des appareils très sensibles. J'en donne un spécimen (fig. 239).

Quant au larynx, nous constatons d'abord qu'il prend la même position que pour la voix parlée. Le iùt se montre

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