ABC{B) — D{V
la seconde un rf français. La différence de l'attaque est très apparente : pour l'œ hongrois, la vibration est du coup assez ample ; pour \'é français, l'amplitude, d'abord très faible, grandit peu à peu.
ATTAQ.UE 4^5
La ligne du larynx (L), de son côté, dît aussi quelque chose. Les premières vibrations laryngiennes se montrent (fig. 246) plus fortes pour A et B que pour C.
Toutefois, c'est la ligne du souffle qui nous fournit les tracés les plus expressif. Déjà dans D (fig. 246), nous voyons la période acquérir du premier coup une amplitude marquée. Mais on ne saurait avoir rien de plus net que les tracés que
Aiuqne de U voyelle *.
je dois i un Suisse des environs de Satnt'Gall. G>mparez (fig. 248) I a/ter, 2 oben, 3 eine, 4 um, dont la voyelle initiale a été énergique, avec um (j), dont l'attaque a été plus molle.
Dans le chaldéen d'Ourmiah le ain et le allap donnent sur les tracés une figure identique ù celle que produit l'attaque fone (fig. 248), dans des mots comme 'a:;/:; « chéri », 'àlâm « éternité », 'tlâm « Elam » .,,, et 'iâàd « éternité », 'aîïap « aleph », '}da « main », 'iyman « quand »,... etc., que j'ai inscrits de la bouche de M. Babakhan.
Ainsi on peut distinguer deux degrés d'attaque forte, à l'allemande, l'esprit rude ('), et Vesprit doux ('), que nos
chanteurs essaient d'îtniter sous le nom de coup de glotte. Vient ensuite l'attaque faible, à la française.
Les consonnes se component comme les voyelles : elles sont à leur tour attaquées brusquement ou avec douceur.
Et, comme pour les voyelles, on peut mesurer leur degré d'énergie d'après la force expîratoire qui tes produit. Comparez (fig. 249) les consonnes p, b, s, r, en allemand (A) et en français (B). Le tracé des articulations allemandes prouve directement l'énergie des explosions sourdes, indirectement celle des autres consonnes. Dans /o (A), la glotte est largement ouverte et l'air, sous l'effort expîratoire, sort en masse. Dans sa, le courant d'air est plus