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INSPIRATOIRES, EXPIRATOIRES 489

ai rencontré pourtant de tout à fait inconscientes en breton et en russe.

Mais leur terrain classique est le pays des Hottentots. Les Papouins en emploient une pour dire « oui », et certains d'entre eux, en y joignant un clignement d'oeil, pour dire « non » '. M. Adjarian (Arménien) et ses compatriotes, MM. Yemellyanof et Basmadjian en ont reproduit devant moi qu'ils ont apprises chez des peuplades du Caucase.

En dehors de ces cas et, sans doute, d'autres analogues, les articulations usitées dans le discours sont toutes expiratoireSy c'est-à-dire produites par le courant d'air sortant des poumons.

Ces deux sortes d'articulations se distinguent sans peine dans les tracés de la colonne d'air pris au moyen d'une embouchure et d'un tambour à levier. Dans l'expiration, l'air est refoulé dans le tambour et le levier s'écarte de la cuvette; dans l'inspiration, au contraire, l'air est aspiré, par conséquent raréfié dans le tambour, le levier se dirige vers la cuvette, et le tracé se fait en sens inverse.

On peut donc, à la suite de MM. Havet et Ballu% représenter les articulations inspiratoires par les caractères de nos alphabets, mais renversés : ainsi on fait connaître, du même coup, le lieu de l'articulation et la direction du courant d'air.

Le Père Antunes, qui a longtemps vécu chez les Hottentots et qui s'est appliqué à bien prononcer leur langue, m'a fourni les tracés suivants (fig. 250) des trois elles : labial

r. Note du R. P. Trilles, missionnaire.

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