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Mémoires de la Société de linguistique ^ II, p

490 ANALYSE PHYSlOLOGlaUE DE LA PAROLE

(i), latéral (2), et palatal (3) isolés, et du clic initial du mot laisen (4) « malade s. Il y en a un quatrième, qui est guttural. Le Père Antunes n'est pas arrivé à le bien reproduire. C'est peut-être pour cela que la représentation qu'il en donne n'est pas inspiratoire.

Les claquements des lèvres et de la langue usités à Cellefrouin donnent pour le souffle des tracés analogues à ceux des clics hottentots. Je les ai en outre recueillis avec l'inscripteur de la parole et reproduits (fig. 205 : 2, j et 4). Ou remarquera que dans ces bruits ce sont les notes aiguës qui dominent.

En circasien, oiseau se dit, autant que j'en puis juger par les deux reproductions concordantes qui en ont été faites devant moi, d'un mot formé de la syllabe d^i, puis d'une sone de hoquet qui se termine par ta voyelle u : en réalité, deux syllabes, l'une exptratoire, l'autre inspiratoire. Ce fait apparaît clairement dans les deux tracés (tig. 251, l et 2).

ARTICULATIONS INSPIRATOIRES

La ligne du haut (r, L) nous montre les vibrations du larynx interrompues immédiatement après la première syllabe, ce qui nous permet de délimiter exactement la seconde. La

ligne du bis (S) est celle de la colonne d'air. Or la première syllabe est expiratoire, car le tracé de l'air retnonte ; mais la seconde se dénonce d'elle-même comme inspiratoire par la direction que prend la ligne en descendant au-dessous de sa normale. Je la représente par une h renversée ((f^/çd).

En géorgien, il existe un ^ Q mouillé inspiratoire) et un f (sone de s inspiratoire) qui retentit, m'a-t-on dit, comme

un coup de cloche. Je les reproduits aussi (fig. 252) d'après des imitations que je n'ai pas été à m&me de vérifier.

Dans !e bas-breton de Guéméné-sur-ScorfF (Morbihan), on entend assez souvent un b ou un p adventices à la fin des mots terminés par m. Dans certaines conditions, ce b ou ce p peuvent être inspiratoires. Cela se voit très bien dans le tracé suivant (fîg. 253) qui représente le

courant d'air, et le mouvement des lèvres recueilli avec le dispositif (fig. j 5). La ligne du bas est celle des lèvres ; la ligne du milieu, celle du souffle sortant par la bouche; la ligne du haut, celle du nez. Les mots prononcés par M. Loth sont loram huât 0 cassons du bob a. L'm est marquée à la fois par la fermeture des lèvres et l'émission de l'air par le nez. Au moment de la fermeture des lèvres, le rétrécissement du canat a augmenté la vitesse du courant d'air qui est représentée par l'élévation de ta ligne du souffle au début de l'm; puis les lèvres étant fermées, la ligne reste, comme il est naturel en pareil cas, à peu près horizontale. Mais, et c'est ce qu'il y a ici de remarquable,

ARTICULATIONS INSPIRATOIRES

à l'instant mâtne où l'air cesse de s'écouler par le nez, nous constatons un brusque déplacement de la ligue du souffle vers le bas, déplacement qui ne peut pas avoir son explication dans l'élasticité de la membrane dépassant le but dans

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