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SONORES

Or Dous avons en A des vibrations laryngiennes d'une grande amplitude et s;, ;, très sonores ; en B, des vibrations diminuées, et 3;,;, un peu moins sonores; enfin en C, des vibrations à peines esquissées, et :{, j, en partie chuchotes ou sourds. On remarquera que les vibrations recueillies dans la bouche concordent avec celles que nous a livrées l'explorateur du larynx.

Les finales des mots offrent des difficultés spéciales. Souvent pour les consonnes et quelquefois même pour les voyelles, la qualité laryngienne est douteuse, et l'oreille, seule, est impuissante à décider.

En ce qui concerne les consonnes, on peut se demander jusqu'à quel point elles se sont assourdies, et même si elles ont franchi la limite qui les sépare des sourdes correspondantes.

Soit, par exemple, le d final français entendu tel, jusqu'à quel point est-il sonore ? Pour résoudre la question, j'ai fait des expériences dont il suffira de rapporter

- Phmili^ut riBtfrmrnfii

s 14 ANALYSE PHYSIOLOGiaUE DE LA PAROLE

quelques-unes. Le mot inscrit était Z)iit>ù/. Les vibrations du larynx étaient recueillies à l'aide de l'explorateur électrique

(p. 101-109); ie souffle, avec une embouchure élastique adaptée à l'explorateur des lèvres (fig. 33). La ligne du

souffle donne le moment de l'explosion de la consonne et fournit un point fixe pour la comparaison. Or chez moi, le larynxj qui vibre pendant la plus grande partie de la fer-

CONSONNES ASSOURDIES SIJ

meture (fig. 277), s'arrête un peu plus tôt chez M. Meiliet (fig. 278) ; mais il continue jusqu'à l'explosion chez M. Weeks (fig. 279) et chez un jeune étudiant de Paris

.rUligoe{4)- Jugtr Jhiu

Coasonnc; finale en picard.

(Souffle)

(fig. 280). — L'échelle (fig. 277), qui s'applique également aux figures 278-280, représente des centièmes de seconde. On peut à la rigueur, dans certains cas, se borner à recueillir le souffte, comme dans la figure 281, qui représente le même mot David, prononcé par M. Van Hamel :

5l6 ANALYSE PHYSI0LOG1Q.de DE LA PAROLE

I, à la française ; 2, à la façon hollandaise. Il apparaît clairement que le premier est sonore jusqu'à l'explosion, que le second est sourd. Mais le tracé ne peut dire d'une façon assurée si la sonorité du d français s'est prolongée pendant

Fig. i8î.

Consonne ; finale en picird.

l'explosion ; car, dans le mouvement rapide que fait la plume en ce moment, les vibrations auraient disparu. Cependant l'affaiblissement notable qu'éprouvent les vibrations vers la fin de l'occlusion est une marque ù peu près certaine qu'elles ne se sont pas continuées au delà.

Les dialectes présentent des cas plus embarrassants. J'en choisis deux qui se rapportent à des parlers français, l'un de la Picardie (Saint-Pol), l'autre de la Bretagne (Loudéac).

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