MI-SOURDES
eo contact avec une/(iig. 273). La ligne du bas représente les mouvements des lèvres inscrits avec l'appareil du
]> Rosapelly (fig. 32); celle du haut, les vibrations du larynx recueillies au moyen de l'explorateur électrique
Fig. J7J.
(%. 4;, 41 et 42). Les mots inscrits sont : ma pèv fàm « ma pauvre femme ! » Le v, qui seul ici nous intéresse, se distingue sur la ligne des lèvres par une fermeture plus grande que celle de l'o et moindre que
celle de 1'/. Or le larynx, qui pour un v normal aurait vïbré tout le temps, n'a donné de vibrations que pendant un tiers environ de la durée totale de l'articulation. Nous
sommes bien en présence d'un v (la ligne des lèvres en fait foi), mais d'un v au tiers sonore, et au deux tiers sourd. L'expérience peut être &ite plus simplement, avec une ampoule placée entre les lèvres (fig. 274) : la différence de pression sert à distinguer le V et/, et la fin des vibrations, le degré d'assourdissement.
J'ai déjà donné aussi des exemples de nUdio-sourdes', Ce sont des sonores qui s'assourdissent sous l'effort de la tension
BAI» I UTyiDI' l léntiDa de b Itng
a mil tx^hitnctt A, B, C
musculaire, non par le début ou la fin, mais par le milieu. Voici deux autres tracés qui montrent très bien la relation
qui existe entre l'augmentation de l'effort musculaire et la détente du larynx.
I. Les modifications phon^iques du lattage, pp. 43-44, 84-86.
Les figures 27 j et 27e représeatent trois fois les composés artificiels ax^a et ijji dans ma prononciation. La ligne du
Fig, J77.
bas marque la pression de la langue contre le palais pris au moyen d'une ampoule exploratrice (fig. 28) et en mêm.
Éïhdle (fig.
temps les vibrations de l'air contenu dans la bouche. La ligne du haut est celle du larynx, dont les vibrations ont été recueillies à l'aide de la capsule exploratrice (fig. 40).