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CONSONNES ASSOURDIES 5I

un autre procédé et inscrivons les mouvements de la langue : il sera facile de distinguer la consonne Bnale pour laquelle la langue se porte vers le palais, et la valeur de l'articula-

Fig. rfî.

Voyelle lïnile lourdr.

tion sera ainsi mise en évidence. Or nous avons (fig. 283) pour Saint-Pol une consonne finale légèrement sonore(i).

Fig. 1S6

Voyelle finale m

beaucoup moins que le ; français (2) et en même temps articulée plus fortement que celui-ci, mais plus faiblement que le t. La sonore finale est donc restée, dans le parler de M. Edmont, à une étape intermédiaire.

A Loudéac, les sonores finales (d, v, ^, ; et sans doute b, g) sont entièrement passées dans la classe des sourdes. Comparez (fig. 284) sît et std « cidre », fœf, fœv « ftve », près etprci « prise », vilae et vilaj « village n. Les mois sit, fœf, pris, vilae sont patois. Les autres, dont la pronondation n'offrait aucune difficulté pour le sujet en expérience, sont ici comme termes de comparaison.

Les voyelles finales elles-mêmes peuvent aussi donner lieu à des hésitations. Dans te! ou tel cas, sont-elles sonores ou simplement chuchotées ? La question se pose notamment pour ie portugais et le russe.

En ponugaisdeBeira, l'u final de làmpu (lampo) « précoce» (fig. 285) et de nélu (neto) « petit-fils » (fig. 286) est évidemment chuchoté comparé à l'w de Ôndi) (onde) « d'où n (fig. 287).

En russe, la voyelle finale peut être chuchotée dans une prononciation rapide. C'est ainsi que (fig.288) staraeka (i) « petite vieille w et starufki (3) « petites vieilles », prononcés lentement et avec un intervalle assez long, ont une finale sonore ; mais, prononcés plus rapidement et à des intervalles rapprochés, ont des finales chuchotées (2), (4),

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