Bulletin de la Société de linguistique
2. Recherches théoriques et expérimentales sur les causes et le mécanisme de la circulation du foie (thèse, 1873).
3. Inscription des mouvements phonétiques {Travaux du laboratoire de M. Marey y II, p. 109-13 1).
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sonnes labiales et de la voyelle aÇappa^ abba, amnia, affa, avva^ awwa, apba; apva^ afva, apma^ ampa, ampnia^ abnuiy amba, atnbma).
Ils trouvèrent une égale pression des lèvres pour /), pour b et pour m, pour/et pour Vy avec des vibrations du larynx pour t, m, z;; enfin un écoulement de l'air par le nez pour m et pour l'explosion du /) et du /^ dans le groupe pni bm, M. Havet rapprocha ce dernier phénomène du yama des Hindous.
Si les compétences propres à chacun des deux collaborateurs, celle du physiologiste et celle du linguiste, s'étaient trouvées réunies dans la même personne, la phonétique expérimentale était fondée.
On n'alla pas plus loin, et, malgré quelques essais dont je parlerai, les choses en étaient encore là, ou à peu près, dix ans plus tard, en 1885, quand je me trouvai aux prises avec la difficulté de donner aux sons de mon patois une expression exacte. Je faisais part de mon embarras au Maître auprès de qui j'ai toujours trouvé des lumières. M. Gaston Paris me dit : « Une expérimentation mécanique seule peut donner la sécurité. » Sur-le-champ, je rêvai à la réalisation pratique de cette idée, et je fis appel à l'esprit inventif de mon jeune ami, Jules Deseilligny, alors « volontaire » à Rouen, qui était le confident de toutes mes pensées. Deux jours après, je reçus un croquis représentant une plaque téléphonique munie d'un levier écrivant sur un cylindre noirci. Ce fut le point de départ de mes recherches postérieures. L'appareil fut modifié et devint YInscripteur électrique de la parole.
J'avais en même temps fait la connaissance de M. Verdin, puis de M. Rosapelly, qui m'initièrent aux procédés de M. Marey. Mes recherches portèrent d'abord sur
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le timbre. Heureusement les objections de M. Morf * contre mes notations phonétiques m'attirèrent, en 1889, dans une autre voie. Pour les défendre, je recourus à des inscriptions simultanées que je fis avec le concours si empressé et si amical de M. le D*^ Rosapelly. Une fois en route, je me laissai entraîner par mon sujet, et j'abordai successivement l'assimilation, l'intensité, la durée, la hauteur musicale, la recherche des phénomènes inconscients, qui forment la I'* partie de mon livre sur Les modifications pijonétigues du langage^, remettant à un autre moment les études plus ingrates sur le timbre des voyelles.
Je n'eus alors aucune connaissance des études entreprises en Allemagne dans le même sens. Celles de M. Wagner sur son dialecte ' et de Schwan sur l'accent français ^ sont de la même époque; mais, fondées sur l'emploi d'un seul appareil, elles ont bien moins de portée que les simples
1. Gôttingische gelehrte An::^eigen^ année 1889, p. 11 et suiv.
2. Paris, 1891. Le premier chapitre avait été détaché l'année précédente et publiée sous ce titre : La tnéthode graphique appliquée à la plmiétique, à l'occasion du mariage Deseilligny-Talma (1890).
3 . Der gegenwàrtige Lautbestand des Schwàbischen in der Mundart von Reutlingen, dans le Programme du collège de Reutlingeh ( 1 89 1 ) ; Ueber die Verwendung des GriU:^ner-Marey' schen Apparats und des Phonographen :^u pI)onetiscl)en Untersuchungen, dans les Phonetische Sttidien, IV (année 1890), p. 68-82.
4. Der fran:(psische Accent^ dans Archiv fur das Studium der neueren Sprachen und Litteraturen (1890).
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essais de MM. Rosapelly et Hâve t. Depuis, M. Victor a adopté les procédés de M. Wagner et leur a fait &ire un notable progrès.
Quant aux recherches sur le timbre des voyelles, elles sont restées presque exclusivement l'apanage de l'Allemagne et ne sont pas encore, à proprement parler, sorties des laboratoires de physique et de physiologie.
Les procédés d'inscription se réduisent à deux classes : ou bien le mouvement à explorer est tracé par l'organe luimême sur un appareil fixe mis à sa portée ; ou bien le mouvement transmis à un organe écrivant est reçu sur un plan mobile, ou appareil enregistreur. Je vais décrire les uns et les autres avec tous les détails nécessaires pour en obtenir un bon fonctionnement.