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Marey, La méthode graphique^ p

68 MOYEKS ARTIFICIELS D'EXPèRIMENTATION

teurs. On obtient le déplacement du cylindre en lui donnant pour axe une vis qui s'enfonce à mesure qu'elle tourne sur ses coussinets, comme dans le phonautographe de Scott oa le phonographe d'Edison. Quand ce sont les organes inscripteurs qu'on veut faire déplacer, on les dispose sur un chariot qui les écarte peu à peu, suivant un mouvement régulier et parallèle à la génératrice du cylindre. De quelque façon que le déplacement soit opéré, le style inscripteur trace une série de lignes parallèles qui se développent sans interruption comme autant de spires et couvrent la feuille tout entière.

Le chariot peut être entraîné au moyen d'une corde de transmission par le même mouvement que le cylindre, ou avoir son moteur spécial. Dans le premier cas, les deux mouvements obtenus à l'aide d'un seul moteur donnent des tracés d'une correction parfaite ; mais la marche de l'appareil peut en être ralentie. Dans le second, le cylindre n'éprouve aucun retard ; mais les variations de vitesse qui ne peuvent pas manquer de se produire entre les deux moteurs nuisent à l'exactitude des tracés.

Même pour les inscriptions qui ne demandent qu'un seul tour de cylindre, le chariot a son utilité : il permet de faire glisser les appareils inscripteurs suivant une ligne parfaitement horizontale et parallèle à la génératrice, ce qui dispense de réglages successifs et ennuyeux.

Cela dit au point de vue général et théorique, j'aborde la description de l'appareil qui me semble le mieux répondre aux besoins de la phonétique expérimentale, le cylindre enregistreur avec chariot mû par un mouvement d'horlogerie muni d'un régulateur Foucault, tel qu'il est construit par M. Verdin (fig. 23).

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