MISE EN MARCHE
plus grande de la poulie du rouage avec la plus petite de la poulie du chariot. Inversement, on obtient Técartement le plus petit en unissant la gorge la plus grande du chariot avec la plus petite du rouage. Le ressort tenseur doit être assez flexible pour compenser les irrégularités ou le nœud de b corde de transmission.
C'est sur la tige du chariot que s'adapte le support décote à réglage qui reçoit les appareils inscripteurs. Un support fixe ne rendrait pas le même service. Il est nécessaire, en effet, de pouvoir à son gré. rapprocher ou écarter les plumes du cylindre, soit en tournant la vis de réglage, soit en appuyant avec le doigt sur le levier. Il faut placer le support de façon à pouvoir utiliser la feuille tout entière. On ne pouvait le faire autrefois que pour certaines vitesses ; depuis que j'ai introduit un nouveau support à réglage, inverse du précédent, on le peut pour toutes (fîg. 33, GC),
Mon appareil contient une autre nouveauté dont l'emploi s'impose aux phonéticiens. Les expériences que Ton faisait jusqu'ici n'exigeaient pas une grande vitesse du chariot ; on ne prenait en général qu'un seul tracé à la fois; mais la nécessité de faire marcher de front plusieurs plumes m'a obligé à doter mon chariot d'une vis à pas très large. De plus, des trois vitesses normales de l'appareil, il n'y en a guère qu'une qui nous convienne, la moyenne; les deux autres sont, ou trop lente, ou trop rapide. Mais la vitesse moyenne est elle-même trop lente dans certains cas ; j'ai donc ralenti la plus rapide et légèrement accéléré la moyenne.
Ces deux appareils, qui en réalité n'en font qu'un, le cylindre avec mouvement d'horlogerie et le chariot, étant bien connus, il nous reste à dire comment on les fait fonctionner.
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Avant tout, il faut les disposer sur une table solide, et les placer l'un et l'autre bien horizontalement. On peut se servir, à cet effet, d'un niveau à bulle d'air; les vis calantes rendent le réglage très facile.
Le chariot se met devant le cylindre de telle façon que celui-ci, quand il est en mouvement, se dérobe devant lui par en haut et en arrière. On conçoit que, si le cylindre tournait dans le sens inverse, il replierait sur elles-mêmes les plumes des appareils inscripteurs.
Puis, sans changer le cylindre de place, mais après l'avoir rendu libre en retirant le verrou, s'il y a lieu, on colle dessus une feuille de papier glacé que Ton a eu soin de gommer préalablement. Pour cela, on passe le côté non gommé en dessous du cylindre, d'arrière en avant; on saisit ce côté de la main gauche, on le serre bien contre le métal et l'on applique dessus le côté gommé. De la sorte, les pointes des styles glisseront sans peine; si l'opération avait été Êiitèdans l'autre sens, elles se seraient heurtées contre le rebord.
Le papier collé, on le noircit en promenant dessous, d'une façon régulière et continue, un corps fumeux que l'on tient d'une main, pendant que de l'autre on fait tourner le cylindre d'arrière en avant avec une vitesse convenable. Il faut que la couche de noir de fumée déposée sur la feuille soit fort mince, mais pourtant suffisamment noire. La petite bougie à mèche épaisse, qu'on appelle rat de cave, est excellente; le fVachsstocky qui répond en Allemagne, pour l'usage qu'on en fait, à notre rat de cave, n'est pas bon :,il a trop de cire et trop peu de mèche. J'emploie aussi volontiers du camphre que je brûle dans une cuillère ; mais, si l'on veut que la couche ne soit pas trop épaisse, il faut tourner très rapidement.
NOIRCISSAGE ET VERNISSAGE 75
Le noircissage achevé, il n'y a plus qu'à disposer sur le support les appareils înscripteurs, puis, quand tout sera prêt, à fixer le cylindre à Tarbre du mouvement en poussant le verrou du toc et à relâcher le frein qui retient le moteur.
Quand l'expérience sera finie, on resserrera le frein, on rendra au cylindre sa liberté en retirant le verrou, et, en maintenant la feuille d'un doigt, on la coupera suivant la ligne décollage, avec un canif; on prendra les deux bords par le milieu; puis on tirera l'un en haut, tout çn maintenant l'autre jusqu'à ce qu'il n'y ait plus à craindre que le bord inférieur ne touche au pied de l'appareil. La feuille, ainsi détachée, est posée sur la table avec précaution ; on y écrit à la pointe tous les renseignements utiles, et on la vernit.
Le vernissage est une opération qu'il ne serait pas agréable de recommencer pour chaque feuille. Aussi me sujs-je feit construire un petit meuble 6\i chaque feuille repose sur une planchette qui glisse dans une coulisse. Je puis ainsi en conserver une trentaine superposées les unes aux autres.
Le vernis que j'emploie se compose de laque blanche (80 grammes), de térébenthine de Venise (50 grammes), dissoutes dans un litre d'alcool à brûler, le tout filtré au papier. Il y a un résidu qu'on laisse déposer, si l'on ne veut pas qu'il empâte le filtre. Le filtrage est, du reste, assez long, surtout si on ne renouvelle pas les filtres souvent. Quand le vernis se trouve un peu faible, il suffit de le laisser quelques heures à l'air pour lui donner, par l'évaporation de l'alcool, le degré de concentration qui convient.
On verse le vernis dans une petite cuvette en forme de demi-cylindre et l'on y trempe les feuilles. Il n'y a pas d'autre précaution à prendre que d'empêcher la surface
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noircie de toucher à quoi que ce soit autre que le vernis. Les feuilles retirées sont suspendues à des fils de fer, à l'aide d'épingles de blanchisseuses, pour qu'elles puissent s'égoutter et sécher, ce qui ne demande que quelques minutes.
Chronographes, — L'appareil enregistreur que je viens de décrire est bien près d'avoir une vitesse uniforme, mais enfin il ne l'a pas; d'autre part, sa vitesse peut être modifiée d'une manière variable par le chariot. Un organe mesurant le temps avec précision en est donc le complément indispensable.
Le premier, Thomas Young eut l'idée de joindre, aux inscriptions des phénomènes enregistrés sur un cylindre, le tracé simultané des vibrations d'une tige élastique dont on aurait par avance déterminé la durée. Wertheim et Duhamel substituèrent aux tiges les diapasons, qui se règlent beaucoup plus facilement, soit par la méthode de Lissajous (méthode optique), soit par celle de M. Kœnig (méthode des battements).
D'autres ont eu recours à un compteur (Helmholtz) ou à une sirène, mus par l'appareil d'horlogerie *.
Le seul moyen vraiment pratique est l'emploi du diapason. En fixant une plume légère à l'une des branches du diapason, il est facile, comme je le montrerai page 78, de recueillir directement ses vibrations en môme temps que l'on prend les tracés des mouvements observés. Un moyen, plus commode encore, consiste à entretenir électriquement les vibrations du diapason (Helmholtz, Regnault,
I. Marey, Du tnouvetnent dans les fonctions de la vie, p. 419.