‹ Principes de phonétique expérimentaleChapitre 34 sur 213 · CHARIOT · texte numérisé non relu

CHARIOT

trop bas, elles répondent bien aux pressions considérables, mais elles opposent une résistance invincible à des variations moindres, suffisantes toutefois pour compromettre l'uniformité du mouvement.

Pour mettre le régulateur au point, on compte, à des moments séparés, le nombre de tours que le cylindre exécute dans un temps donné (une minute, par exemple). Une marque faite à la craie et mirée avec un autre point fixe, ou bien un signal collé au cylindre et frappant à chaque tour sur un obstacle quelconque, permet de compter ces tours très exactement. Si le nombre obtenu varie, on observe le mouvement des ailes : si celles-ci s'étendent complètement, il faut baisser les masses ; dans le cas contraire, il faut les relever. Quand on est arrivé à un bon résultat, il convient de recourir à un moyen plus sûr : on inscrit les vibrations d'un diapason et l'on peut par là obtenir un réglage, sinon parfait, du moins très satisfaisant; en tout cas, on limite très exactement les erreurs possibles.

Les expériences faites sur mon appareil m'ont appris : î° que les trois premiers tours du cylindre sont irréguliers, en raison de l'inertie des rouages; 2° que les derniers subissent une légère accélération; 3° que les autres, pendant la durée d'une expérience, sont sensiblement uniformes. Il n'y a qu'à se conduire en conséquence : laisser Élire quelques tours au cylindre avant de l'utiliser, et ne pas attendre, pour le remonter, que le ressort soit à fond.

Le chariot est porté sur un bâti de fonte indépendant (fig.24), qui peut être rattaché à celui du mouvement d'hor- Ic^erieau moyen de deux butoirs (B, B). Il se meut sur deux rails au moyen de galets à gorge. Par une petite lame cachée dans le pied, il s'engrène dans la vis entraînante. On soulève cette lame au moyen de l'anneau qui forme la

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base de la tige verticale, et alors le chariot peut être conduit indépendamment de la vis. Lorsque la vis est reliée au moteur, les changements de place à la main ne pourraient pas se faire autrement. Aux deux extrémités, la lame engrenante tombe en dehors de la vis : c'est la position de repos du chariot.

L'axe de la vis motrice porte  l'une de ses extrémités

Chiriol.

une poulie à plusieurs gorges qui correspond à une poulie semblable fixée à un axe postérieur du rouage d'horlogerie. Une corde passant par ces deux poulies, et tendue au moyen d'un ressort (R), transmet te mouvement du rouage au chariot. Les diverses gorges des deux poulies permettent de faire varier la vitesse du chariot et par conséquent l'écartement des lignes inscrites sur le cylindre. On obtient l'écartement le plus grand en reliant la gorge la

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