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TRANSMISSION — SIGNAL ÈLECTRIQ.UE

-g-- de seconde entre le moment de la production du phénomène et celui où il s'inscrit.

Ce fait est sans conséquence quand on ne recueille qu'une seule inscription, ou quand on en prend plusieurs avec des tubes d'égale longueur. Mais dès qu'il s'agit de comparer des tracés obtenus dans des conditions différentes, il y a lieu de s'en préoccuper.

Il suit de là qu'il ne &ut donner au tube de transmission que la longueur nécessaire pour que l'expérimentateur ne soit pas gêné dans ses mouvements.

La brièveté de la voie de transmission, assez indifférente pour les mouvements étendus, devient, quand on veut recueillir des vibrations, une condition de succès d'autant plus indispensable que l'état de l'atmosphère est plus défavorable. Par des temps humides ou orageux, j'ai été obligé de réduire à quelques centimètres la distance entre l'explorateur et le tambour écrivant. Au contraire, lorsque l'air était très sec, j'ai pu la porter à près de deux mètres, et obtenir néanmoins des tracés très beaux, quoique d'une faible amplitude.

Enfin, il faut tenir compte de l'élasticité du tube. La pression de l'air développée par des mouvements énergiques n'en est pas sensiblement diminuée. Mais il en va tout autrement pour les vibrations. A ce point de vue, les tubes rigides sont de beaucoup préférables.

B. — APPAREILS INSCRIPTEURS ÈLECTRiaUES.

Organe écrivant.

Signal électrique de M, Marcel Depre:^^, — Les appareils électro-magnétiques nous offrent un moyen commode pour

inscrire à distance des mouvements quelconques. Mais ils présentent une double cause d'erreur, qui est en même temps, pour les mouvements rapides, une double difficulté : l'inertie du fer doux, qui n'obéit pas instantanément à la force développée par l'électricité, et la persistance de l'action magnétique, après la rupture du courant. En d'autres termes, il y a le temps de l'aimantation et celui de la désaitnantation, qu'il feut réduire de beaucoup, si l'on veut rendre un signal électrique capable de suivre des mouvements vibratoires un peu rapides.

M. Marcel Deprez s'est appliqué à résoudre ce problème. Dans ce but, il a employé (fig, 41) une armature de

fer doux très légère (A) et l'a fixée sur un levier à bras inégaux, dont le plus long est attiré par un ressort antagoniste d'une grande puissance (R), Un butoir (C) en limite le déplacement. Ainsi l'aimantation et la désaimantation se font rapidement, et, l'armature restant toujours à une faible distance des pôles des bobines électromagnétiques, un nouveau courant trouve l'appareil prêt a subir son influence. Le levier bascule autour de deux pointes. La plume est perpendiculaire à l'axe de suspsnston. Une

DIAPASON CHRONOGRAPHE I03

manette (M) facilite la tension du ressort, et la vis B, en attirant plus ou moins le cône de butée, règle la course du levier. Enfin une tige à crémaillère, avec pignon d'entraînement, permet de mettre la plume en contact avec le cylindre.

Cet appareil, créé par M. Deprez, doit beaucoup à M. MareyS qui l'a adapté à son usage. Je n'ai trouvé que deux modifications à lui faire subir pour l'accommoder pleinement au mien : allonger la tige, pour la mettre en harmonie avec les nouveaux tambours inscripteurs, et placer le corps du signal sur l'axe même de celle-ci, pour gagner de la place. L'appareil est délicat : une vis un peu trop serrée en arrête la marche; un équilibre exact doit exister entre la puissance d'attraction de l'électro-aimant et celle du ressort ; l'amplitude de la course doit être en rapport avec le nombre de vibrations à recueillir. On conçoit que le réglage parfait de Tappareil offre des difficultés et qu'il ne puisse se faire sans quelques tâtonnements.

Organe explorateur.

L'emploi du signal électrique exige un interrupteur de courant. Cet interrupteur est pour nous soit le diapason chronographe, soit l'explorateur du larynx.

Diapason chronographe. — Le diapason est attaché solidement par sa soie à une culasse de fonte; l'une de ses branches porte un petit fil de platine, au contact duquel peut être amené au moyen d'une vis un petit plateau de même métal. Le courant pénètre dans le diapason par la

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