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EXPLORATEUR DU LARYNX

larynx; celle-cî me donnait les mouvements horizontaux.

Souvent je me suis demandé pourquoi celte tige ne serait pas utilisée pour l'inscription des vibrations : alors l'explorateur aurait été complet. Aujourd'hui le problème est résolu.

Le tambour attaché sur le larynx donne, avons-nous dit, les vibrations et les mouvements horizontaux. De plus, il suit le larynx dans ses déplacements verticaux; il suffit donc, pour inscrire les trois phénomènes, de le relier d un second tambour établi dans une position stable. Une pièce de cuivre s'appliquant bien sur le haut de la poitrine et atta-

chée solidement par-dessous les bras m'a paru offrir un point d'appui suffisant; un petit plateau horizontal susceptible d'être élevé ou abaissé (pour faciliter le réglage) ponc le second tambour; et une tige rigide s'aniculant à h fois

100 MOYENS ARTIFICIELS d'eXPÈRIMENTATIOK

sur le disque de celui-ci et sur le tube du tambour supérieur sert à transmettre le mouvement (fig. 40).

Explorateurs des mdcJxnres^ des musclesy etc. — Il est facile, sur le modèle des appareils que je viens de décrire, d'en construire d'autres dont l'utilité serait indiquée par de nouveaux problèmes. Ainsi, on peut mesurer les mouvements d'élévation des mâchoires avec l'explorateur des lèvres, l'élévation de la houppe du menton avec le même appareil, en donnant à une de ses branches une rallonge qui s'applique sous le menton, pendant que l'autre appuie sur le muscle, etc.

Transmission,

La transmission entre le tambour explorateur et l'appareil écrivant se fait au moyen d'un tube de caoutchouc \ Ni la longueur, ni la rigidité de ce tube ne sont indiflférentes.

Comme la transmission du mouvement par le moyeu de l'air dans les tubes ne se fait pas instantanément, il importe de connaître le temps qu'elle demande. M. Mareyl'a mesuré, et il a trouvé que la vitesse de transmission des signaux à air, voisine, dans les tubes larges, de la vitesse du son, se réduit, dans les tubes de 4 ""Me diamètre, à 280" par seconde' : ce qui donne, pour un tube d'un mètre, un retard de

1 . a L'idée de transmettre un mouvement à distance au moyen de tubes pleins d'air appartient à Ch. Buisson. En 1838, nous avions essayé d'obtenir cette transmission à l'aide d'un tube de plomb muni à ses extrémités d'ampoules de caoutchouc. » (Marey, La méthode graphique, p. 44S.)

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