‹ Principes de phonétique expérimentaleChapitre 52 sur 213 · EXPLORATEUR ÉLECTRIQ.UE IO · texte numérisé non relu

EXPLORATEUR ÉLECTRIQ.UE IO

Lorsque Ton veut mettre l'appareil en marche, on immerge le zinc, puis, après une minute laissée à la pile pour qu'elle entre en fonctionnement, on donne une chiquenaude au diapason. Si le signal ne répond pas, il faut vérifier tous les contacts. A supposer que rien ne cloche, on s'assure si le plateau n'est pas trop éloigné du fil de platine, ou bien encore si le ressort du signal n'est pas trop lâche ou trop tendu. Si, au contraire, la branche du diapason est violemment attirée par la bobine, ou bien si la plume du signal saute et ne fait pas un tracé régulier, c'est qu'il y a trop d'électricité, et Ton relève un peu le zinc : les courants fgibles sont les meilleurs.

Il peut arriver encore que le diapason refuse de s'ébranler. Ce cas s'est présenté pour moi après un voyage : c'est que l'une des deux vis était desserrée. Le remède est facile.

On se sert en général, pour les diapasons de 25 ou 50 vibrations (v. d.) à la seconde, du chronographe de M. Marey, qui est un signal électrique à grande course *, et qui a l'avantage de donner des tracés étendus et très visibles. Le diapason de 200 vibrations (v. d.) à la seconde, qui est d'un usage plus commun en phonétique, réclame le signal de M. Deprez. Mais celui-ci ne suffirait déjà plus pour les diapasons dépassant 400 ou 500 vibrations (v. d.) à la seconde.

Explorateur électrique du larynx, — L'interrupteur qui sert à recueillir les vibrations des cartilages du larynx (fig. 43, 44, 43) pour les transmettre au signal électrique a été construit par M. le D' Rosapelly. C'est une modification de l'appareil dont M. Marey s'est servi pour

Page 1