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I . Marey, La méthode graphique, p

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MOYENS ARTIFICIELS d' EXPÉRIMENTATION

l'exploration des mouvements rapides. « Cet appareil est basé sur l'inertie d'une masse élastîquement suspendue; comme cette masse ne peut obéir aux mouvements rapides qui sont communiqués aux pièces qui l'environnent, elle constitue une sorte de point fixe contre lequel une série de chocs viennent se produire. » La fig. 43 représente

l'appareil en élévation ; la fig. 44, en plan. « Une masse de cuivre M est suspendue à l'extrémité d'un resson R. Audessous de la masse est une pointe de platine P qui se

EXPLORATEUR ELECTRiaUE IO7

trouve exactement en contact avec la masse, de manière à former un circuit électrique. La masse, et la pointe sur laquelle elle repose, sont renfermées dans une petite caisse légère formée de bois et de caoutchouc durci, de façon à isoler entre eux les deux bouts du circuit de pile, sauf au point de contact de M sur P. Une vis de réglage V, appuyant sur le ressort au voisinage de la masse, limite l'amplitude

Fig-45- Explorateur électrique du Urynx.

des mouvements de l'appareil autour de la masse immobile qui en occupe le centre ^ »

L'expérience se prépare comme celle de la chronographie électrique. On relie par un fil la pile à l'explorateur, par un second l'explorateur au signal, par un troisième le signal à la pile. Mais les difficultés de l'expérimentation sont encore plus grandes. Avant de l'essayer, on fera bien de s'exercer à trouver le point où les vibrations se font sentir, et la position qu'il faut donner à l'appareil. On sera averti, par un petit cliquetis régulier, quand on aura réussi. Il faut, avant tout, choisir une position où l'on soit bien stable : par exemple, s'appuyer sur le dossier d'une chaise avec Tarrière-bras maintenu sur le côté, ou mieux sur une

I. Rosapelly, Inscription des mouvements phonétiques (^Travaux du laboratoire de M, Marey^ II, p. 117-118).

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table avec les deux bras solidement établis. On prend l'appareil par le manche et Ton applique la partie carrée sur le côté du larynx en appuyant vers le haut. On produit en même temps un son laryngien continu, par exemple ou, qui est le plus facile à saisir; si Ton n'entend aucun frémissement répondre dans l'appareil, on rapproche vers soi, peu à peu, par des mouvements presque insensibles, le manche de l'appareil; puis, si l'appareil reste muet, on l'écarté de la même manière. Si, pendant ces essais, on entend un petit coup brusque suivi d'un silence complet, c'est l'indice que l'on a passé par la bonne position : il faut alors y revenir bien doucement. Quand on l'a trouvée, on tâche de la maintenir. Alors on prononce d'autres voyelles, surtout a. Il y aura encore quelques changements à faire dans la position de l'appareil pour qu'il soit bien accordé à tous les sons; mais ces changements sont légers; l'essentiel, c'est de trouver d'abord à peu près le point. Certaines personnes le rencontrent du premier coup; d'autres, après des tâtonnements plus ou moins longs; d'autres ne parviennent pas à le saisir. Tout dépend de la solidité de la main.

Quand on sait se servir de l'explorateur, on se dispose pour l'expérience. Cette fois, il faudra bien écouter, pour le réglage, non le cliquetis de l'explorateur, mais celui du signal. Le réglage n'est parfait que lorsque celui-ci fait entendre un bruit régulier. Du reste, on le voit aisément aux tracés : ceux qui répondent à un bruit constant, sans saccades, sont très beaux, toutes les vibrations étant marquées très nettement; les autres, au contraire, sont pleins de vides, et le nombre des vibrations est impossible à compter.

Les difficultés de bien régler cet appareil et, une fois

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