The Nature, t. XVIII, p
5 • Pflilger^s ArchiVy t. L (planches II et III).
PHONAUTOGRAPHE 1 1 9
graphier (ce qu'a très bien fait M. Monpillard), ou de les recouvrir d'un léger dépôt galvanique que l'on peut détacher en le coupant suivant la génératrice du cylindre sans faire perdre à la cire la &culté de reproduire le son.
Phmautographe de Schneeheli. — L'année môme où parut le phonc^;niphe , Schneebeli communiquait à la Société des sciences naturelles de Neuchatel des courbes de différentes voyelles (fig. 52) obtenues avec un appareil qui se rattache au phonautographc de Scott et au téléphone (fig. 51). La pointe fixe portée à l'extrémité de la lame mobile trace une ligne droite en même temps que le style
Fig. SI.
PhoniDiognphc de Schncebcli.
inscrit ses vibrations. Cette ligne droite fecilite k mesure des tracés. L'inscription se fait, comme nous avons dit, sur des lames de verre couvertes d'une légère couche de noir de fumée et fixées sur un chariot qui passe rapidement au-dessous des pointes, tiré à la main, sans autre contrôle chronographîque que la note môme sur laquelle la voyelle était chantée. Un micromètre, composé de deux vis micro-
métriques perpendiculaires l'une à l'autre , comme le support d'un tour, servait à mesurer les tracés '.
fig. Î2.
Voyelles d'apris Sclioesbeli. (Riducii
Pour s'épargner ces mesures difficiles, on chercha des moyens d'agrandissement.
M. E. W. Blake * adapta à la plaque d'un téléphone un fil
1 . Schneebeli, Sur le timbre des voyelles, dans les Archives des sciences physiques el naturelles de Genève (ij février 1879).
2. The American Journal of science and arts, 1878, second semestre, p. SS, et Journal de physique , année 1879, p. 251. — Voir aussi The Nature, t. XVIII, p. 338-340. — Le dispositif adopté était le suivant : miroir incliné de 45° sur l'horizon; héliostat envoyant sur le miroir un
d'acier rigide (fig. J 3). C'est le style de sa membrane. Mais, au lieu d'écrire directement, ce fil s'accroche au centre de la partie postérieure d'un miroir suspendu entre deux pointes
Appireil 1
parallèlement à In membrane et dans un plan perpendiculaire à celle-ci. Les moindres mouvements de la membrane se transmettent au miroir et, par un rayon solaire réfléchi, s'inscrivent sur une plaque photographique qui se meut
Tncis obleaus pir fibke. (Rédaction de i/j.)
avec une vitesse constante. Nous donnons ci-dessus (fig. 54) un échantillon, très réduit, des tracés obtenus. La
rayon horizontal qui se réfléchissait verticalement; audessous, à quelques pieds de distance, une lentille, et, au foyer de celle-ci, un chariot portant la plaque sensible.
122 MOYENS ARTIFICIELS d'eXPÉRIMENTATION
plaque vibrante avait 2 3/4 pouces de diamètre, et la vitesse était, pour les voyelles, de 21 1/2 pouces par seconde; pour Brown University, de 40. La tige et le miroir ne détruisent pas les sons, car le téléphone auquel on les avait adaptés conservait ses qualités comme transmetteur et récepteur.
W. H. Preece et A. Stroh (1879) remplacèrent, après plusieurs essais, la membrane métallique par une feuille mince de caoutchouc qu'ils rendirent rigide au moyen d'un cône de papier. Une tige implantée dans le cône faisait mouvoir un tube très fin de verre chargé d'encre d'aniline. L'inscription se faisait sur une bande de papier mue par un mécanisme semblable à celui qu'on emploie pour le télégraphe '.
M. L. Boltzmann* se servit d'une plaque microphonique, qu'il plaça au-dessus d'une capsule pleine d'air. Au centre, et perpendiculairement à son plan, la membrane métallique portait une lame de platine très mince. « On éclaire fortement, dit-il, la lame avec la lumière solaire, et, à l'aide d'un microscope solaire, on forme sur un écran l'image de l'ombre de cette lame. En recevant la lumière sur une lentille cylindrique, on transforme cette image rectiligne en un point qui se photographie sur un cylindre tournant. »
MM. H. Rigollot et A. Chavanon ' ont eu recours à une
1. Proceedings ofthe Royal Society yhonàoï\^ 1879, t.XXVII, p. 358-366.
2. Sit:(ungsberichte der mathe^natisch-naturivissenschaftlichen Classe der Kaiserlichen Akademie der Wissenschaften in Wien^ 1882, p. 2^1, et Journal de physique, 1883, p. 193.