RÉGLAGE DES PLUMES I
ces deux arcs à un point donné marquera l'influence de la courbure du cylindre. Cette différence est négligeable, dans les conditions indiquées plus haut, pour des tracés d'environ 20 ou 25°»".
Lorsque l'expérience n'exige qu'un seul appareil inscripteur,tout le réglage consiste à produire entre la pointe de la plume et le cylindre un contact convenable. Or, ce contact varie suivant la nature de l'inscription à obtenir. Les tracés étendus, comme ceux des lèvres, de la colonne d'air, des mouvements du thorax , demandent , pour être continus , une certaine pression de la plume. Les mouvements vibratoires, au contraire, ne peuvent être obtenus que si la plume effleure à peine la surface du plan enregistreur.
D'une manière générale, on peut dire que la plume n'appuie pas assez, quand elle rebondit sur le papier et laisse des noirs; qu'elle appuie trop, quand elle donne un tracé empâté et peu distinct. Quelquefois on est obligé de se résigner à l'un ou à l'autre de ces deux inconvénients, suivant la nature du renseignement cherché. C'est à l'essai seulement que Ton voit le degré de pression qui convient le mieux. Il ne faut pas regretter, du reste, le temps que l'on passe à ces tâtonnements préparatoires : c'est d'eux que dépend le succès de l'expérience et la perfection des tracés.
Quand la plume est bien réglée pour un point du cylindre, il faut s'assurer qu'elle l'est également bien pour tous les autres. On prend alors le chariot et on le promène tout le long de la génératrice du cylindre, en choisissant pour cet essai la partie du papier qui est immédiatement audessous de la ligne de collage. Le tracé obtenu permet de constater l'horizontalité relative des appareils; plus tard, il sera utilisé pour le déchiffrement.
144 MOYENS ARTIFICIELS D*EXPÉRÏMENTATIÔN
On veille autant que possible à ce que les plumes tombent sur le cylindre perpendiculairement à la génératrice. La correction des tracés y est intéressée. Mais pourtant il est des cas où une disposition différente s'impose. Par exemple, si le déplacement de la plume est tel qu'à l'extrémité de sa course celle-ci sorte du plan enregistreur, il devient nécessaire de lui donner plus de champ à parcourir en la rapprochant du tambour.
La déviation due à l'élasticité de la plume et à sa position par rapport au plan enregistreur peut facilement s'apprécier, grâce au procédé suivant. On règle la plume de Éiçon qu'elle effleure à peine la surface du papier noirci, et que la pression soit nulle. On la déplace légèrement à droite et à gauche. Alors la ligne tracée dira : i° la longueur de l'arc sur laquelle l'influence de la courbure du cylindre est sans effet sensible; 2° si le plan dans lequel se meut la plume est bien parallèle à la génératrice du cylindre, ce qui a lieu quand l'arc décrit s'étend autant à droite qu'à gauche du point initial. Un second arc construit de façon à recouvrir le premier, mais avec une certaine pression- de la plume, montrera la déviation qu'il convient d'attribuer à l'élasticité de celle-ci.
Lorsque l'expérience réclame l'emploi simultané de plusieurs appareils écrivants, et c'est le cas le plus ordinaire, il y a plusieurs précautions préliminaires à prendre, soit pour que l'opération réussisse, soit pour que la comparaison des tracés puisse se faire avec sécurité. 1
Avant tout, il faut placer le support de côté bien parallèlement à la génératrice du cylindre. Ce point est essentiel, car il serait impossible autrement d'arriver à un bon réglage pour toute la longueur de la feuille. On a obtenu ce résultat quand les plumes de deux tambours fixés au support et