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LIGNES DE CONSTRUCTION

plume est bien revenue à sa place, ou qu'on l'y a ramenée de force au besoin, on fait tourner le cylindre à la main de manière à inscrire (fig. 67) une légère partie du rayon correspondant à chaque arc. Nous avons donc : ÂB, la généra-

Fig. 67,

trice du cylindre; AC, la circonférence; /, 2, ;, les pointes de trois plumes prenant contact avec le cylindre suivant AB; de, d'e', d'^e", les arcs de déplacement des plumes.

Ces lignes suffisent pour établir une comparaison rigoureuse entre les tracés, et d'ordinaire on ne peut guère en prendre d'autres au cours des expériences.

Mais, si l'on avait le temps, quand les tracés sont recueillis, on pourrait tracer, sur le cylindre, les autres lignes de construction, qui demandent sur la feuille détachée, l'emploi de la règle et de l'équerre.

La feuille, chargée d'inscriptions et vernie, est disposée sur une planchette à dessin, de façon que la ligne AB prenne la gauche et que AC occupe le bas. Elle se présente alors comme dans la fig. 68. Une règle est fixée suivant la ligne AC ; une autre suivant AB. Les choses étant ainsi disposées, on élève facilement avec l'équerre toutes les perpendiculaires dont on a besoin, les unes parallèles à AB, les autres à AC.

Les perpendiculaires élevées sur AC servent à établir les rapports de temps qui existent entre les différents mouvements inscrits; celles qui sont élevées sur AB aident à reconnaître l'amplitude de ces mêmes mouvements. On

MOYENS ARTIFICIELS d' EXPÉRIMENTATION

trace ces lignes, soit avec un crayon très dur, soit avec une pointe sèche.

Toutes les fois que le tracé ne s'écarte pas de la ligne que la plume inscrirait à vide, en admettant que les pointes aient été, comme nous le supposons dans la figure, rigoureusement réglées, tous les points situés sur chaque perpendiculaire sont synchroniques. C'est le cas pour é, 1, /. Mais, dès que le tracé prend une certaine amplitude, il devient nécessaire de tenir compte de l'arc de déplacement. Le point /, par exemple, n'occupe pas dans la feuille sa position réelle. Il doit être rapproché de la ligne AB d'une quan-

Fig. 68.

tité égale au déplacement du levier tournant sur son axe, c'est-à-dire de la longueur c'by et par conséquent reporté en /'. Il en est de même pour le point n, qui est en réalité en n'. Pratiquement, on prend avec un compas la hauteur du tracé (/, par exemple) au-dessus de la ligne qui aurait été faite à vide (2 2'); on reporte cette hauteur sur AB, en partant de l'extrémité du rayon (2), puis on mesure la distance qui sépare ce point et l'arc (fe')- Cette mesure, reportée à gauche du point à déterminer (/), nous donne la position réelle (/').

RECnFICATION DES TRACÉS 149

Toutes ces constructions peuvent être obtenues sur le cylindre. Avec une plume quelconque, on trace les parallèles à AC, en faisant tourner le cylindre; les perpendiculaires sur AC, en déplaçant le chariot. Les points écartés sont ramenés à leur position vraie à l'aide de la plume même qui tes a tracés, en lui faisant décrire des arcs de cercles passant par ces mêmes points et retombant sur la ligne normale (/").

Si l'on tenait à rectifier un tracé tout entier et non pas seulement sur un point déterminé, on reporterait à côté l'arc de déplacement 2 c' avec la perpendiculaire 2 B. L'arc 2 c' se &it avec une ouverture de compas égale à la longueur totale du levier, en prenant le centre sur le prolongement de la ligne tracée ù vide. Puis on mènerait une série de parallèles qui, coupant le tracé à rectifier et l'arc de déplacement, atteindraient la perpendiculaire. Les différentes longueurs

Fig. *9.

comprises entre celle-ci et l'arc doivent être retranchées du tracé suivant chacune des parallèles. Chaque point ayant été ramené ainsi à sa position vraie, il n'y a plus qu'à les unir par une ligne continue, qui donne la forme réelle du

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MOYENS ARTIFiaELS D EXPERIMENTATION

tracé'. La figure 69, empruntée à M. Marey, représente la construction toute faite. ^ .

Enfin, une dernière rectification reste à faire, mais seulement lorsque les pointes n'ont pas été rigoureusement mises en ligne droite. L'avance ou le retard des unes ou des autres doit, naturellement, être ajouté ou retranché. Ainsi, nous ne pouvons comparer entre eux les points r, s, t (fig. 70) qu'en tenant compte des différences de position des plumes

LJ4k.

au départ. Si nous prenons, comme base de comparaison, le point s, il faudra écarter r jusqu'en r' (rr' = vu) et / jusqu'en t' (//' = y^y

Cette correction se fait facilement : il suffit de connaître, une fois pour toutes, le retard ou l'avance d'une plume et d'en tenir compte à chaque opération.

Si l'on avait eu le loisir de tracer toutes les lignes de construction avant le décollage de la feuille, toutes ces opérations accomplies au moyen des appareils inscripteurs mêmes dont il s'agit de contrôler l'action seraient meilleures encore ;

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