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I . Marey, La méthode grdiphique^ p

MICROSCOPIE 151

car toutes les causes d'erreur seraient du coup éliminées, non seulement celles qui sont dues à la forme même des tambours, mais aussi celles qui proviennent de la courbure du cylindre, de l'élasticité des plumes, du défaut de parallélisme et de verticalité dans la position des appareils écrivants par rapport au plan enregistreur.

MICROSCOPIE ET MICROGRAPHIE

La lecture des tracés peut quelquefois se faire à l'œil nu. Mais la plupart du temps, elle exige l'emploi des loupes et même du microscope. Une bonne installation micrographique est donc le complément indispensable d'un bon outillage inscripteur.

Une forte loupe à manche et à long foyer est ce qu'il y a de mieux pour regarder sur le cylindre au cours des expériences, afin de s'assurer si les vibrations sont bien rendues.

Une loupe à deux verres, montée sur trois pieds, est très commode pour travailler sur la feuille détachée : elle suffit, en général, pour reconnaître le point où commencent les vibrations et pour en déterminer le nombre.

Le microscope sert à contrôler ou à rectifier les points restés douteux, à observer la forme des vibrations, à les dessiner ou à les photographier.

Le microscope que m'a construit M. Nachet répond à tous mes besoins actuels. D'abord, il possède un oculaire à grand champ qui permet d'embrasser du même coup d'oeil une large surface (50"*™ avec un* grossissement de 14 diamètres); puis, il est porté à l'extrémité d'une potence, mobile sur un chariot doué d'un double mouvement, longitudinal et transversal, devant une table de verre fixe et suffisamment grande pour recevoir une feuille

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d'inscriptions tout entière. Je puis ainsi ou faire glisser à la main ma feuille sous l'objectif, ou fixer ma feuille et promener dessus mon objectif dans tous les sens.

Les phonogrammes, reproduits à la galvanoplastie, s'observent de même, étendus sur une planchette et fixés par des punaises. Quant aux rouleaux du phonographe, on les suspend dans le champ du microscope sur un cylindre que l'on fait tourner à la main.

Je dispose de quatre objectifs qui me donnent des agrandissements de 14 à 150 diamètres. De plus forts grossissements ne pourraient être employés avec avantage, à cause de la difficulté qu'il y aurait à éclairer, et ils ne semblent pas utiles.

Lorsque je veux comparer deux tracés microscopiques, je les dessine l'un et l'autre à la chambre claire, et les moindres différences sautent aux yeux.

Il arrive que l'emploi de la chambre claire offre quelques difficultés. Le point essentiel pour s'en servir commodément, c'est de bien égaliser la lumière au moyen de la petite glace mobile.

Pour les mesures à prendre sous la loupe ou le microscope, on peut employer le petit compas micromètre que j'ai construit et qui donne d'une façon très lisible à l'œil

nu les — de millimètre, ou bien un micromètre oculaire 200 '

qui entraîne, sous l'impulsion d'une vis, un fil d'araignée dont le déplacement se lit sur le tambour.

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