TIMBRE
trer l'influence très sensible que produit une plus grande différence de période.
Timbre, — Le principe de la théorie du timbre des sons musicaux a été posé par Monge % mais c'est à Helmholtz que nous en devons l'analyse complète. Cette qualité particulière, qui nous £iit distinguer des sons de même intensité et de même hauteur, est due aux harmoniques qui s'ajoutent au son fondamental.
La série des liarmoniques, en prenant, par exemple, ut^ (65,25 V. d.) comme son fondamental, est la suivante :
ut,
130,5 ut.^
ut.^
) ut.
587,25 ri.
652,5 mi.
84M5 913,5 -la, (870)
978,75 si.
etc.
Dans cette série, 2, 4, 8, 16,... sont les octaves (— ) successives du son fondamental; 3, 6, 12,... la quinte \-^] supérieure au 2*^ son partiel et ses octaves; 5, 10,...
I. Résal, Comptes rendus de r Académie des Sciences, 1874, t. LXXDC, p. 821, d'après A. Suremain-Missery, Théorie acoustico-musicale y 1793.
RoxnsBLOT. — Phonétique ej^imtnlaU. 2
l8 ÉLÉMENTS ACOUSTiaUES DE LA PAROLE
la tierce majeure (-—-) au^essus du 4* son partiel et
son octave, ... ; 9, ... la seconde majeure au-dessus du 8*^ son partiel,.... Quant à 7, 11, 13, 14,... ils ne correspondent exactement à aucune note de la gamme.
Si, au lieu de prendre w^^ comme note fondamentale, nous avions choisi, je suppose, x/^ (61,17 v.), le son partiel 3 ne correspondrait pas exactement à fa^^^ parce que la quinte si-fa$.^ contient un demi-ton mineur. Dans des cas analogues, on ajoute à la note la plus voisine les signes >> ou -f- « plus aigu que », < ou — « plus grave que ». Exemple : > fis^, ou^îx^-]-» o^ encore -\-fai*^ désignent un son plus aigu quQjis^ (/^jj.
Helmholtz a établi que les différents timbres résultent du nombre, du rang et de Viniensiti. des harmoniques.
Voici les règles générales qu'il a lui-même tirées de ses recherches sur les relations du timbre avec la composition du son :
« V Des sons simples, comme ceux des diapasons associés à des tuyaux résonnants, ceux des grands tuyaux bouchés de l'orgue, présentent beaucoup de douceur, de charme, n'ont aucune dureté, mais ils manquent d'énergie et sont sourds dans les régions graves.
2° Les sons accompagnés d'une série d'harmoniques graves de moyenne intensité, jusqu'au sixième environ, sont pleins et d'un bon emploi en musique. Comparés aux sons simples, ils ont quelque chose de plus riche, de plus fourni, et sont cependant parfaitement harmonieux et doux, tant que les harmoniques supérieures font défaut. A cette catégorie appartiennent les sons du piano, des tuyaux ouverts de l'orgue, les sons faibles et doux de la voix humaine et du cor, ces derniers formant la transition du côté des sons