APPAREIL DE SYNTHESE DE HELMHOLTZ
perfectionné de cet appareil, construit par M. Kœnig
(lig. 78).
Les dix diapasons donnent la suite des harmoniques à partir de «/j (dans le système de M. Kœnig, 128 v. d.)
Appareil pour reproduire les voyelles, de HelmlioUi.
comme note tondamentale. Ils sont fixés verticalement entre des électro-aimants. Le courant excitateur est rendu
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intermittent par un diapason interrupteur à l'unisson du plus grave de la série. Chaque diapason est muni d'un tuyau de renforcement que l'on peut ouvrir, plus ou moins, à l'aide d'un clavier. Lorsque les tuyaux sont fermés, les diapasons s'entendent à peine ; mais on les fait résonner, chacun avec Tintensité voulue, en appuyant sur les touches. Dans l'appareil primitif de Helmholtz, la note fondamentale était sib^ (120 V. d., d'après sa manière de compter).
En se basant sur les théories de Helmholtz et les expériences de Jenkin et Ewing, W. H. Preece et Stroh " ont construit un ingénieux appareil, the synthetic curve machine (fig. 79), qui donne automatiquement les courbes des sons composés d'harmoniques et, dans la pensée des auteurs, des voyelles. Une série de roues. A, B, C, D, E, F, G, H, est combinée de telle sorte que A représente le son fondamental, B, C, etc., les autres sons composants : par conséquent, pendant que A fait un tour, B en fait deux, C, trois, etc. Le mouvement est communiqué au moyen d'une autre roue, qui déplace en même temps une tablette enregistrante mobile dans une glissière. Des fils de soie relient les roues deux à deux, communiquent leur action à des leviers et, par ceux-ci, animent une plume. On obtient les différences d'intensité en portant le point d'attache des fils de soie plus ou moins près du centre, celles de phase en le déplaçant suivant les différents rayons. Les courbes construites par ce mécanisme sont découpées, à une échelle
I. Proceedings of the Royal Society (1879), t. XXVIII, p. 358-366.