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APPAREILS DE SYNTHÈSE DE PHEECE^ LANDOIS, LLOYD

réduite^ dans un disque de cuivre, et placées sur un cylindre

Fig. 79.

Syntbetic curve machine.

A droite, vue de face; i gauche, vue de proHl.

A, Bf C, D, £, F, G, H. Roues représentent les sons partiels. — JJT, L, M. Rones supplémentaires faisant 10, 12, 16 tours, —a. L'un des trous creusés, en rayonnant du centre, sur la ace des roues, pour recevoir les tiges d'acier. — F. L'une des tiges d'acier, maintenue par le ressort b et portant le fil de soie b'. — B*. Position prise par B en raison du mouvement. — U tt V. Leviers animés par les fils de soie passant sur les cylindres & gorge N. — F. Levier articulé avec U, 17. — P. Levier articulé avec V^ pivount autour de p et maintenu à l'aide du ressort à boudin S. — O. Levier inscripteur pivoté sur P, ponant la plume Q et maintenu par le contrepoids W. — R. Planchette enregistrante, déplacée au moyen de poulies et de chaînes par u roue/. — /. Roue armée d'une manivelle, commu« ntquant le mouvement & tout le système.

devant le style d'un phonographe qui en suit toutes les sinuosités et rend le son qu'elles représentent.

M. Landois reproduit aussi quelques voyelles avec une série tuyaux d'orgue, dont il peut, à son gré, régler l'intensité.

170 MOYENS ARTIFICIELS d'EXPÉRIMENTATION

En vue de représenter le travail de la nature, ce savant physiologiste a construit un résonnateur d'après le moulage de la bouche disposée pour l'émission de la voyelle i, et le place au-dessus de l'anche d'un tuyau d'orgue quelconque, qui remplit le rôle du larynx. Le son qui se fait entendre est un à plus ou moins distinct suivant que l'air est envoyé par brusques saccades ou à jet continu.

M. R. J. Lloyd ' a recherché, lui aussi, l'imitation de la nature, mais avec moins de précision. Se fondant sur une observation de Liscovius rappelée par lord Rayleigh, que « la résonance d'une, bouteille en partie pleine d'eau n'est pas influencée dans sa hauteur par le Êiit que la bouteille est inclinée », il a pensé que, pour ses études sur le timbre, il devait attacher plus d'importance au volume qu'à la forme exacte du résonnateur buccal. Pour reproduire l't, par exemple, il se servait d'une bouteille cylindrique de verre qui formait la chambre de résonance, d'un bouchon de liège qui était creusé en manière de vestibule, et d'un tube de verre qui, obstrué à son extrémité interne de paillettes de verre, de bois ou de métal, faisait office de sifflet et remplaçait le larynx chuchotant, car c'est sur la voix chuchotée que portaient ses expériences. Un tube de caoutchouc lui permettait de souffler dans l'appareil et de tenir celui-ci transversalement et très près de son oreille. Pour d'autres voyelles, il remplaçait la bouteille par un cylindre de verre dont il modifiait au besoin la longueur.

Enfin M. Kœnig nous a donné, dans sa sirène à ondes, le

I. Speech sounds : their nature and causation, dans Phch netische Studien, III (année 1890), p. 275, 278; IV (année 1890), p. 39; V (année 1891), p. 125.

SIRENE A ONDES I7I

moyen, soit de combiner des sons harmoniques, en produi* sant, avec la plus grande facilité, des différences d'intensité ei de phase, soit de faire parler une courbe obtenue au moyen d'un enregistreur quelconque. Dans cet appareil, k courbe d'un mouvement vibratoire, découpée dans une

Fig. 80.

Sirène i ondes pour b composition des sonsbande de métal, glisse sur la fente étroite d'un porte-vent et l'allonge ou la raccourcit périodiquement, suivant la loi qu'elle exprime '.

La sirène à ondes, disposée pour la composition des sons, est formée des sinusoïdes des lé premiers harmoniques, montées sur un axe tournant, et d'autantde porte-vent, dont

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