‹ Principes de phonétique expérimentaleChapitre 87 sur 213 · WILLIS · texte numérisé non relu

WILLIS

avec les notes trouvées plus tard par Helmlioltz, désaccoici pour les autres. « Pour les voyelles aiguës, dit Helmholtx, Willis a trouvé des sons relativement trop élevés, p,iicLque les longueurs d'onde deviennent plus petites qiif la dimension des tubes, et que, par conséquent, le taicul ordinaire de la hauteur, d'après la longueur du tuyau, n't.;,t plus applicable, n De plus, e et i n'étaient pas bifn distinctes.

Willis a confirmé les résultats obtenus par lui au moyen d'une autre méthode. Un ressort élastique en ter, soulevé par les dents d'une roue tournant rapîde»H-iu, donne un son d'autant plus aigu qu'il est plus court. Or, en diminuant progressivement la longueur du ressort pour une même vitesse, il obtenait des sons analogues à ou, o, a, é, i.

D'après ces données, Willis a conçu une théorie générale des voyelles. « Il suppose, dit Helmholtz, que les secousses qui produisent le son de la voyelle sont ellesmêmes des sons qui se perdent rapidement, et correspomlcnt au son propre du ressort dans sa dernière expérience, nu à la faible résonance que produit une secousse ou une petitLexplosion 3e l'air dans la cavité de la bouche agissant comme caisse résonante d'un tuyau à anche. En réalité, on entend quelque chose d'analogue au son des voyelles, lorsqu'on foit battre une petite verge contre les dents, lout en donnant à la bouche la forme qu'elle affecte pour Ils

djf au lieu de d^. Il faut de même lire pad ou qutkjiiL chose d'analogue au lieu de paa. La série des voyelles Jo Willis répond à : /, ?, é, à, â, â, ô, à (si, pél, péy, pàd, piil, pâ; nàt, nôw, dans la prononciation des environs de Londvi.s}.

différentes voyelles. La description du mouvement sonore, donnée par Willis, concorde assez bien avec la réalité, mais elle ne donne que l'espèce et la nature du mouvement de l'air; elle ne dit rien de la réaction particulière à l'oreille en présence de ce mouvement. L'oreille le décompose en une série d'harmoniques, selon les lois de la vibration par influence; c'est ce que montre l'analyse du son de la voyelle, soit par l'oreille seule, soit avec des résonnateurs. ' »

Au jugement de Helmholtz, la théorie des voyelles a été établie pour la première fois par Wheatstone en 1837 dans une critique des expériences de Willis \

Grassmann, qui sans doute était doté d'une ouïe extrêmement délicate, faisait, vers 1850, des recherches sur le timbre des voyelles, sans aucun autre instrument que son oreille. Sa théorie, indiquée en peu de mots dans un programme de collège ', a été développée en 1877 dans un article étendu +.

D classe les voyelles en trois séries :

I** ou (u), u (îi), i, caractérisés par un seul harmonique, dont la hauteur varie dans les proportions suivantes :

ou, depuis la note la plus grave jusqu'à ^3 («Q;

u, entre c^ et t^ (mi^) ;

i, à partir de e^ et au-dessus;

2*» a, caractérisé par les 8 premiers sons partiels, d'une intensité égale pour chacun, mais inférieure à celle du son fondamental ;

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