‹ Principes de phonétique expérimentaleChapitre 88 sur 213 · Wiedetnanns Annakn, I (année 1877), p · texte numérisé non relu

Wiedetnanns Annakn, I (année 1877), p

GRASSMANN — DONDERS — TRAUTMANN

3° o, eu, é, etc., intermédiaires entre a et Tune des voyelles de la première série :

En sorte que l'on aurait

ou

Donders ' eut recours à des procédés qui offrent plus de sécurité, sans être encore bien pratiques. Il avait remarqué qu'en soufflant dans les embouchures isolées des instruments construits pour reproduire les voyelles, on obtient un bruit tout aussi caractéristique que le son rendu par l'appareil entier. Il fut, par là, amené à considérer la cavité buccale, dans le chuchotement, comme une embouchure isolée traversée par un courant d'air. D'après cette idée, et tout en reconnaissant qu'une anatyse complète devrait tenir compte de tous les tons partiels composants, Donders s'appliqua à définir le tan dominant du bruit propre à chaque voyelle. Pour atteindre ce but, il indiqua trois méthodes : comparer pendant le chuchotement chacune des articulations; disposer la cavité buccale pour l'émission d'un son, et diriger sur les bords un courant d'air avec un tube aplati, ou faire vibrer devant les lèvres une série de diapasons

I . Archiv fur die hollàndischen Beitràge fiir Natur- und HeilkundCy I, p. 157.

Voir Gavarret, Phénomènes physiques de la phonation^ p. 380 et suiv. (Ses notations renferment plusieurs erreurs).

l80 ANALYSE PHYS1Q.UE DE LA PAROLE — TIMBRE

jusqu'à ce qu'on ait reconnu, au maximum du renforcement, à quelle hauteur elle est accordée.

Donders s'en tint à la première méthode et fit porter ses déterminations sur les voyelles hollandaises. Il les divisa en plusieurs classes :

1° ou, fa^'y u, /a^. — Le bruit propre de ce type est presque uniquement constitué par le ton dominant et se rapproche beaucoup d'un son simple.

2° o (au), ré^\ G (or), sol^\ a, si\>.^. — Le bruit propre n'est pas invariable : la moindre différence de hauteur dans le ton dominant suffit pour changer la voyelle.

3° é, utt^y avec un autre ton dominant plus grave.

4** eu (sœur), mi^'y eu (eux), sol^.

5<' i,/a-, avec des tons secondaires plus élevés.

M. Trautmann, pour venir en aide à son oreille, eut l'idée d'accorder des diapasons au bruit de chuchotement de chaque voyelle. On y arrive en limant les branches ou en les chargeant de poids supplémentaires. Il a trouvé les notes suivantes, qui sont seulement approximatives :

ou, ^2 {soQ ; o fermé, h^ Çsi^ ; o ouvert, d^ (ré,) ; a grave (pas), /g (X); a (italien cane), g^ (soi;); è, h^ {st.); é, d^

K); h  (/O; eu, h^ (jO; ^> c^ («O-

Il a vérifié, dit-il, ces résultats sur des centaines de personnes à qui il faisait chuchoter les voyelles allemandes écrites sans ordre sur un tableau, ou à qui il demandait de répéter, d'abord à haute voix, puis en les chuchotant, des voyelles déjà prononcées par lui. Les divergences étaient limitées de telle sorte que les voyelles différentes restaient d'ordinaire dans leur domaine respectif'.

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