‹ Principes de physiologie comparéeChapitre 102 sur 141 · CHAP. XV. DE L'INCUBATION , ETC · texte numérisé non relu

CHAP. XV. DE L'INCUBATION , ETC

mement que les recherches de MM. Quoy et Gaimard , maintenant à la Nouvelle Hollande { patrie des kanguroos et des phascolômes ), dissiperont bientôt la plupart de nos incertitudes.

On ignore si les petits embryons fixés aux tétines de leurs mères en tirent du lait ou du sang ; si ces tétines leur tiennent lieu de placenta ou de vraies mamelles. Et même on n’a pu encore s'assurer si les traces du cordon ombilical étaient évidentes dans les jeunes Didelphes : il est du moins certain qu’à l’époque où ces embryons se fixent aux tétines de leur mère , l'ombilic est dès-lors véritablement transporté à la bouche, qui en tient lieu. On remarque que la bourse abdominale est fermée dansles premiers temps, et qu'elle ne s'ouvre qu'au moment où la respiration devient indispensable. Quelques personnes ont pensé que ces animaux n'habitaient en aucun temps l’utérus, qu'ils naissaient immédiatement aux tétines , et qu'ils n'avaient jamais ni vrai placenta ni-ombilie. Mais cette opinion a peu de probabilités.

Les diflérens genres de la famille des Didelphes n'ont pas tous de poche sous le ventre : ceux de ces animaux qui en sont dépourvus, ont du moins des plis qui en occupent la place ; et ces espèces-là s'emparent des nids délaissés des oiseaux pour y incuber leurs petits. *

438 Liv. II. DE L'ACCRCISSEMENT DES CORPS VIYANS.

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