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CHAPITRE XVII

Résumé du Livre TL.

Nous avons décrit avec détails les commencemens et les progrès de l'embryon des Oiseaux et des Mammifères, nommément pour celui de l'Homme ; nous avons également énoncé ce qu'on sait de plus certain touchant lévolution des Poissons et des Rep-

CHAP. XVII. RÉSUMÉ DU BIVRE IL. 445 tiles ; nous avons suivi l’apparilion de chacun des organes principaux et les révolutions qu'ils éprouvent. Nous avons vu qu'ils se forment de la circonférence au centre, ou plutôt que c’est ainsi qu'ils apparaissent : car leur arrangement toujours parfait, la constance de leurs formes et de leurs connexions’, et surtout la ressemblance si exacte des nouveaux êtres avec leurs auteurs, sont de puissans motifs pour croire que l'origine de tous les organes est contempofaine, encore qu'ils ne se manifestent qu'à des temps différens. Ces mêmes raisons et plusieurs autres que nous n'avons point tues, nous ont pareillement fait penser que chaque nouvel être préexiste dans l’'ovule maternel au sein duquel la fécondation séminale le fait apparaître, et nous avons dit de quelle manière l’emboîtement successif des êtres de la même espèce nous semble probable. Nous avons ensuite exposé les principales lois du développement des organes dans les animaux supérieurs, dit quelles analogies s’observent dans l’organisation de ces êtres, et quels rapports existent entre les différens âges.des animaux supérieurs et les classes d'animaux déjà parachevés placés au-dessous d'eux. Toutefois n’avons-nous pas caché les restrictions qu’on est forcé de faire en établissant de pareilles similitudes.

Nous avons aussi dit quelque chose de l’accroissement des Animaux inférieurs, des métamorphoses des Insectes, et nous n’avons trouvé là rien de contradictoire avec ce que nous avions conclu touchant les animaux des classes plus éleveés.

L'accroissement des plantes nous a ensuite occupé, el nous avons trouvé à leur sujet de grandes analogies

avec ce que nous avions exposé pour les animaux : partout même connexion des nouveaux êtres avec l'être producteur, mêmes commencemens imperceptibles, même nécessité d’un fluide fécondant , mêmes progrès des organes, progrès s’effectuant chez tous sous l'influence d’une sorte d’incubation. Il n’est pas jusqu'aux irrégularités de structure, jusqu'aux anomalies paraissant les plus monstrueuses , où nous n’ayons retrouvé l'empire des lois selon lesquelles a lieu l’accroissement normal, le développementordinaire; et nous avons fait ces remarques pour les plantes tout aussi bien que pour les animaux : nous avons vu que les monstruosités chez tous sont presque toujours le résultat d’ua arrêt dans la crue de quelques-uns de leurs organes, l'effet de quelque compression, d'adhérences , de soudures, d’avortemens ou de transformations.

Enfin nous avons conduit chaque être jusqu’à son parfait isolement de sa souche originaire, jusqu’à sa mise au Jour, et nous avons dit le terme ordinaire

-et les phénomènes de la naissance pour la plupart des êtres. Souvent même nous les avons suivis pardelà leur naissance : nous avons agi de la sorte, en particulier pour les végétaux; et c'était chose nécessaire , puisque ces êtres continuent de croître longtemps même après avoir commencé à dépérir. Nous traiterons ailleurs des modifications qu'introduisent dans l’organisation des êtres, et dans les progrès de leur accroissement, les différentes circonstances de la vie, le sexe , l’hérédité ; nous dirons quelles variétés résultent de la bâtardise , de l'influence des climats, du régime alimentaire ; les changemens périodiques

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