‹ Principes de physiologie comparéeChapitre 109 sur 141 · CITAP. I. OBJET DE GE LIVRE · texte numérisé non relu

CITAP. I. OBJET DE GE LIVRE

changemens que subissent les substances alimentaires, combien d'agents y concourent, quels phénomènes en résultent, quel est le produit définitif des alimens digérés, comment ce principe est réparti dans les vaisseaux, distribué par eux dans les différens organes; et rechercher, s’il est possible, par quelle puissance et selon quel modé ces organes se l’assimilent.

Nous remarquerons d’abord que la nutrition des Végétaux n'est pas aussi compliquée que la nutrition des Animaux. Les plantes commencent par absorber les substances dont eiles se doivent nourrir; sans doute aussi elles attirent à elles ces substänces, mais elles u'ont ni de sens pour Îës discerner, ni de mouvemens pour les prendre par choix ou préférence , ni de réservoir central ou les introduire, ni d'organes compliqués servant à les digérer. Elles absorbent simplement différens fluides , ces fluides circulent dans des vaisseaux où ils s’élaborent , où ils se décomposent; l'air vient s'y mêler par une sorte de respiration, et de toutes ces combinaisons résulte une sève parfaite qui se répand dans toutes les parties du végétal et qui le nourrit. Mais les choses sont plus compliquées dans les animaux : ces derniers êtres usent ordinairement d’alimens solides ; doués de sentiment, ils les sentent, les désirent et les choisissent ; pourvus d'organes moteurs, ils les saisissent et souvent aussi les atténuent, les divisent ; différens fluides imprègnent ces alimens dans la cavité centrale où ils s’'amassent, et c’est également dans ce réservoir que s’opèrent les changemens collectivement exprimés par le mot de digestion.

Après cela, la partie essentiellement nutritive des aliniens se trouve séparée des molécules inutiles for:

mant résidu; ce résidu est rejeté hors du corps comme excrément, tandis que le principe nutritif, ou chyle, est absorbé par des vaisseaux, mêlé à l’air dans des espèces de poumons, réparti dans tous les organes à l’aide de conduits vasculaires, dans lesquels il a presque toujours les qualités de ce qu’on nomme sang. C'est ensuite dans ce fluide circulant que les organes puisent les principes dont ils ont besoin pour s’accroître, ou pour réparer les pertes qu'ils ne cessent d'éprouver. Nous traiterons aussi la question de savoir si les corps vivans se décomposent et se recomposent récllement et à de certains périodes.

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