‹ Principes de physiologie comparéeChapitre 30 sur 141 · CIAP. XI PRÉÉMINENCE DES ORGANES · texte numérisé non relu

CIAP. XI PRÉÉMINENCE DES ORGANES

sation sont restées inconnucs. Tandis que l’anatomie faisait de grands progrès, la physiologie comparée est demeurée telle à-peu-près que nous la trouvons dans lesimmortels ouvrages d'Aristote, sans accroissement, sans lumières nouvelles. À force de distinguer toutes choses jusqu’à des degrés presque infinis, les généralités qui font les sciences ont été presque entièrement négligées. Excepté trois ou quatre naturalistes dont les ouvrages font la gloire des sciences modernes, la plupart de ceux qui se sont occupés de l’histoire de la nature en ont fait une science remplie de puérilités. Encore que les médecins aient presque toujours borné leurs études à l'homme ; encore que ces études aïent été de leur part souvent trop peu réfléchies, par trop de causes interrompues, et souvent détournées d’un but sage par de vulgaires intérêts; il faut pourtant convenir que c'est presque exclusivement dans leurs ouvrages qu'on trouve le germe ou les développemens du petit nombre de grandes vérités que la science de la vie possède, Pourquoi faut-il qu’elles s’y trouvent mêlées à tant de systèmes et à tant d'erreurs !

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