CHAP. LX111 , REMARQUE DE M. DTJOÈS
» core, c’est à suspendre totalement les balte- * mens des artères un peu éloignées du tronc ,
» comme celle du poignet , par exemple.
» Ces phénomènes , que chacun peut vérifier » sur soi-même , s’opèrent par un mécanisme in- » verse de celui qui produit la rougeur de la » face , c’est-à-dire par un mouvement violent » (Y inspiration , la glotte étant fermée. C’est le » même mouvement que celui par lequel on » cherche à parler en inspirant : seulement , la » constriction de la glotte doit être plus forte ,
» et son occlusion complète 11 faut avoir
» soin, dans une semblable expérience, de main»
» tenir les muscles abdominaux, d’empêcher » leur rétraction, laquelle rcloulant les viscères » et le diaphragme , s’opposerait à letablisse- » ment du vide dans le thorax.
» Vous voyez que cette théorie ne lait que » confirmer la vôtre. Quant à l’expérience , t comme toutes celles de ce genre, elle demande » peut-être un peu d’habitude*, mais d’après les » essais qu’en ont faits plusieurs personnes à qui » j’en ai parlé, je crois qu’il n’est pas difficile » d’arriver promptement à des effets très-pro- » noncés. J’ai quelquefois suspendu les battcmens
» de mon pouls durant une demi-minute
» Je ne sais ce qu’il arriverait si l’on poussait » plus loin l’expérience. »
780 L1V. V, DES MOÛVEMENS DE l’iioMME.
Celle observation de M. Dugès me' paraît toutà-Iait juste. Et même on pourrait employer ce moyen pour ralentir des hémorrhagies , pour laiie rentrer des portions du poumon sorties du thorax , et peut-être aussi pour apprécier l’etat des poumons, leurs adhérences, leur hépatisation , ou leur compression par des épanchemens.