CH AP. EXIV, INDICES ET C0ND1T. DE LA FORCE
vcrncnt maladif et trop rapide du cœur, ou de la suppuration d’un organe essentiel, pour ôter les forces. Parmi les choses cpii affaiblissent le plus, il faut mettre en première ligne les déperditions spermatiques, les veilles, les travaux d’esprit portés jusqu’à 1 abus, sans diversion ni relâche ; les chagrins, une diète excessive, l’extrême chaleur, les bains trop fréquens ou trop prolongés, et un trop long séjour au lit avec ou sans sommeil.
Un grain de poison, quelques atomes de gaz irrespirables pénétrant le tissu pulmonaire, une douleur violente en de certains organes, un gros de sang comprimant la substance du cerveau , un rétrécissement de l’aorte, l’engorgement d’un poumon ou sa compression par un épanchement, en voilà assez pour abattre subitement les forces les plus énergiques. émétique en contact avec l’estomac, quelques parcelles dé opium ou de digitale, produisent au même degré la faiblesse en agissant par des voies différentes. Un seul organe affecté ou malade, affaiblit bientôt le corps entier; par contre-coup les humeurs s’altèrent, et cela même rejaillit encore sur les organes.
Une inflammation , par exemple, excite-t-elle le cœur? Dès-lors l’estomac cesse de digérer par la même cause dont il ressent l’influence , le cerveau cesse de penser juste, la volonté s’allanguit,
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la respiration aussi est troublée } et le juste accord des organes une fois dérange, les effets de ce premier trouble en accroissent la cause et les conséquences.
On ne s’aperçoit jamais mieux combien ce dédale est inextricable, que lorsque voulant remédier a la faiblesse et au désordre, on cherche à
en pénétrer les causes , à en suivre l’enchaînement.