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CHAP. IV, RECHERCHES A FAIRE

Pope un entêté qui soutient a toute outrance la proposition que voici : Le sang tout circulant qu il est auj ourdi hui , peut très-bien ri avoir eu qu un fluæ et reflux au temps d' Hippocrate et d Aristote : toutes choses ont tant de fois changé ! dit-il (i). 11 est des médecins qui regarderaient cette moquerie comme une bonne fortune en fait d argument.

Je dis qu’il reste beaucoup de choses à savoir sur le sang : il faudrait étudier quels changemens lui impriment les âges, les saisons, les maladies, les maladies principalement d’après leur siège. On dit bien que le sang du fœtus est plus onctueux , et que plusieurs maladies décomposent ce liquide; mais tout cela est bien vague. Il -faudrait dire avant tout si l’on parle du sang puisé dans les veines ou dans les artères, pendant la vie ou après la mort. On dit aussi que le sang des scorbutiques est quelquefois très-consistant; mais outre que ce mot quelquefois est bien peu rassurant pour la constance d’un phénomène, on ne dit pas quelle part ont pu avoir les alimens ou les médicamens à l'effet qu’on énonce : comme on fait un grand usage des toniques et des excitans dans le scorbut, il est clair que ces

(i) Histoire de François Seribler.

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remèdes peuvent bien avoir participé à cette consistance si remarquable du sang.

On connaît déjà beaucoup de choses sur la couenne des saignées : on sait qu’elle est plus épaisse dans les maladies des poumons et dans les rhumatismes aigus, plus épaisse en des personnes fortes et pléthoriques : on sait qu’elle varie selon le vaisseau d’où vient le sans; et selon le

vase qui le reçoit (i) : il est clair qua conditions égales la couenne doit être plus épaisse, mais plus molle, dans un vase plus étroit; il est également sûr que de deux personnes d’une force égale, usant du même régime et attaquées d’une maladie pareille , celle dont les veines superficielles sont habituellement gonflées aura le sang de ces veines moins couenneux, puisque le sang artériel aura concouru moins directement à la saignée totale. 11 faut bien cependant que tout ne soit pas connu relativement à l’état de la couenne dans les diverses circonstances, car j’ai entendu dire à un médecin très-distingué, à un médecin d’hôpital , qu’il n’y avait jamais de couenne dans la canicule. Ce qu’il y a de singulier, c’était durant la canicule que l’on tenait ce propos, et chaque fait observé le contredisait \

(i) M. Raliei* a écrit un ouvrage sur ce sujet.

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