CHAPITRE XVII
Mécanisme de la circulation du sang.
• Comment , toujours filtré dans ses routes certaines ,
En longs ruisseaux de pourpre il court enfler dos reine»: »
N’importe en quel endroit nous prendrons le sang, nous le verrons traverser successivement
015 AK XVIÎ, ÇÎRCULATÎON DÜ SANG.
les quatre cavités du cœur, l'artère aorte, tous les organes ou se divisent les artères jusqu’à Finfini -, puis les veines , puis l’artère pulmonaire , les poumons et les veines pulmonaires*, et de nouveau le cœur et les artères , les organes et les veines. Car il est difficile de terminer un premier cercle sans recommencer un nouveau cercle.
Commençons par le sang des veines. C’est imiter la nature; puisque c’est par les veines que le premier sang vient de la mère au fœtus, en traversant la matrice et le placenta.
Les deux veines-caves, remplies du sang noir que toutes les veines du corps rapportent des organes, versent ce fluide qui les distend dans l’oreillette droite, alors que cette oreillette cesse de se contracter. Et ce moment est d’autant plus propice, qu’alors les artères se remplissent du sang jaillissant du ventricule gauche contracté : de sorte que les vaisseaux versent au cœur d’un coté ce que le cœur leur rend d’un autre coté, et que la quantité de sang reste exactement la même au cœur et aux organes. Mais outre les veines caves, il y aune troisième veine qui se désemplit en même temps qu’elles, et comme elles dans 1 oreillette droite. Ce temps est encore plus favorable pour cette veine (qui est la veine cardiaque ) que pour les veines-caves. Car non seulement le cœur alors s’envoie à lui-même du sang
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rouge comme il en envoie à tout le reste du corps ; mais la vive contraction des fibres charnues des ventricules exprime en ce même instant le sang veineux dont elles étaient imprégnées, et cela même hâte le cours de ce sang.
Cependant les ventricules cessent d’agir; et l’oreillette droite , remplie du sang que nous venons d’y voir verser par trois veines, se contracte â son tour pour expulser le sang qui la distend. Et comme de ses quatre issues, une seule ( la communication avec le ventricule ) reste libre, c’est vers le ventricule droit qu’est dirigé le sang sorti de l’oreillette. Il est bien vrai que l’impulsion de ce fluide se fait aussi sentir sur les vaisseaux encore pleins qui l’ont apporté; mais cette impulsion se borne à produire un léger reflux dans la veine-cave supérieure , et une légère pression sur les valvules dont les orifices des deux autres veines sont fermés.
Voilà donc le ventricule droit rempli par le sang que lui transmet 1 oreillette droite : dans ce moment^ Foreillette se relâche, et le ventricule se contracte. Le sang pressé par ce dernier pourrait rebrousser vers l’oreillette redevenue vide et inactive : mais il y a, entre cette oreillette et son ventricule , une soupape ou valvule trifide , laquelle empêche le retour du sang là d’ou il vient^ et c’est dans l’artère pulmonaire que ce